Festival Culturel du Tibet & des Peuples de l’Himalaya
Samedi 3 octobre 2009 à 20h30

Concert exceptionnel « Veillée pour le Tibet »

Dans le cadre du 9e Festival culturel du Tibet et des Peuples de l’Himalaya

Un évènement qui nous plonge dans les racines de l’humanité.

Spectacle dans un lieu couvert

Avec les artistes suivants

- Tenzin Gonpo
- Lama Gyurme
- Mimlu et Paban das Bauls
- Minute Papillon
- Plusieurs artistes européens admiratifs de la culture tibétaine (Kadja Nse, Neeskens, Alexandre Kinn, Julien Delbeaud...).

 Tenzin Gonpo et Caroline Roy

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Tenzin Gonpo
© Photo de Jean-Luc Filippi

Tenzin Gönpo est un de ces rares artistes, né au Tibet, à pouvoir nous emmener de façon aussi magistrale au cœur même de l’étonnante culture de son pays. Accompagné de ses instruments traditionnels : flûte lingbou, luth dranyen, viole pywang, tambour gna, Tenzin parcours le monde entier afin de raconter de chanter et de danser le Tibet. Tenzin Gönpo artiste complet : danseur, chanteur, musicien et comédien, est entré dès l’âge de 12 ans au "Tibetan Institute of Performing Arts" à Dharamsala en Inde. Il y a appris et interprété l’opéra lhamo, les danses de monastère cham, les chants et les danses classiques et populaires des différentes régions. En virtuose il restitue l’essence de ses fiers ancêtres nomades.
Intégrant d’autres cultures, Tenzin travaille avec des artistes contemporains comme Carolyn Carlson, adapte des poèmes d’ André Velter, les arrange à la guitare. Il interprète des contes avec Pascal Fauliot, participe au spectacle du danseur Yutaka Takei, rejoint la troupe du Théâtre Equestre Zingaro dirigé par Bartabas. Il présente l’opéra tibétain à la Biennale de Venise. Océan de poésie, de musique et de danse est le nom donné par les tibétains à leur pays « de son pays il n’a plus la terre, il n’a plus l’horizon, il n’a plus le soleil, il n’a plus le vent, mais il a la danse, le chant, la musique, le regard, la flamme, le feu ».
Caroline Roy travaille auprès de Tenzin depuis 1995, ensemble ils adaptent et présentent l’essence des spectacles traditionnels tibétains au public européen (traductions en anglais, allemand, français et italien) La lecture des poèmes traductions laisse toute l’attention du public sur Tenzin Gönpo, créant un espace, une respiration. Ces explications initient le public aux thèmes exprimés lui permettant ainsi de faire un authentique et merveilleux voyage musical jusqu’au Tibet.
www.myspace.com/tenzingonpo

Tenzin Gönpo et Caroline Roy interprèterons durant le festival :
- « Conte en musique sur le Toit du Monde » Il était une fois deux Bong-Gou (ânes)... « l’histoire racontée par Caroline se colore des musiques jouées par Tenzin fraîcheur et humour sont au rendez-vous pour les petites et les grandes oreilles » un conte original tibétain traduit et adapté en français par l’artiste Tenzin Gönpo
- « Guitare pour chansons Tibétaines » Tenzin Gönpo à la guitare interprète les textes de la Traversée du Tsangpo et des chansons contemporaines - lecture des textes par Caroline Roy
- « Chansons et Musiques du Haut Plateau » répertoire classique des différentes régions du Tibet instruments traditionnels et voix Tenzin Gönpo - adaptation en français Caroline Roy

 Lama Gyurme

Né au royaume du Bhoutan en 1948, Lama Gyourmé manifeste très tôt d’exceptionnelles qualités et une forte attirance pour la vie monastique. Dès l’âge de 9 ans, il entre au monastère et reçoit une éducation complète tout en s’initiant aux arts traditionnels dont la musique. C’est lors de sa première retraite de 3 ans au Monastère de Sonada (Inde) que le Vénérable Kalou Rinpoché le nomme « Ouzmé » (Chef du rituel). Après plusieurs années d’études et d’initiations, il obtient son diplôme d’enseignant de la tradition Kagyupa qui lui est remis par Sa Sainteté le 16ème Karmapa. Arrivé en France en 1974, Lama Gyourmé dirige les centres de Kagyu Dzong (Paris) et Vajradhara Ling (Normandie).

 Mimlu et Paban das Bauls

Depuis son plus jeune âge, Paban Das Baul est adulé au Bengale pour la beauté de son timbre de voix suave, son génie d’improvisations en tant que percussionniste, sa manière d’entraîner avec lui son public dans une sorte de transe chamanique et pour la grâce de sa danse.
Né en 1961 dans la région de Murshidabad au centre du Bengale, Paban Das Baul incarne à lui tout seul toute la synergie de son pays d’origine : il utilise ainsi les interconnections entre les cultures du tantrisme, du vaishnava, du sufi et du bouddhisme, pour enrichir sont art et sa musique.
En perpétuelle quête de recherche musicale, Paban fabrique lui même les différents instruments qu’il pratique. Du dubki petit tambourin joué traditionnellement par les fakirs, au khamak dont le nom d’origine veut dire « vague de joie », en passant par le dotora (sorte de luth à cinq cordes) et une multitudes d’autres percussions traditionnelles, Paban est un multi instrumentiste hors du commun.
Depuis quelques années, Paban navigue entre sa terre d’origine et la France où il s’est installé, composant et travaillant aux côtés de Mimlu Sen, sa compagne, avec des musiciens du monde entier. Il a notamment travaillé avec le Cheick Tidiane Seck du Mali, avec lequel il a su donner une dimension plus africaine à la musique Baul.
C’est paradoxalement avec un album de « world-fusion », Real Sugar paru chez Real World que Paban Das Baul a imposé l’intérêt des médias et du public sur la musique folklorique du Bengale et le monde des Bauls.

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Paban Das Baul et son épouse Mimlu Sen
© photo Patrick Le Gac

Chanteurs mystiques, moines errants, les Bauls colportent à travers leurs chants une connaissance essentiellement philosophique, synthétisant les traditions bouddhistes, vishnouites et soufis. On peut les comparer aux « trouvères » du Moyen Age occidental et aux « asik » d’Anatolie. Vêtus de robes de toutes les couleurs, leurs instruments sont simples. Ils vont de villages en villages prêchant l’amour. Ils n’ont ni maître, ni ordre, et n’obéissent à rien. Aucun des sentiments humain n’a d’emprise sur eux. Le mot « Baul » veut dire « fou », dans le sens de quelqu’un de passionné, d’« emporté par le vent ». Chaque Baul est un individu qui va là où il veut, se lie avec qui il veut et poursuit sa route comme il l’entend, et pas forcément toujours avec les mêmes gens. « Je me réjouis de mon propre amour, parce qu’en amour il n’y a que l’union qui compte. Aussi pour chacun et pour tous je me réjouis dans le chant et la danse... »

 Minute Papillon

Le trio parisien de Minute Papillon distille une musique tantôt tellurique tantôt féerique, alternant poésie française, mantras tibétains, textes anglais et prose elfique. Un groupe sincère engagé dans de multiples combats pour lesquels ils acceptent de jouer en toutes circonstances. Minute Papillon a donné des concerts dans des cafés concerts parisiens, au Pixi, au Divan du Monde, au théâtre de verre, au Rigoletto, en Normandie, en Bourgogne aussi !
Dans l’intimité de leur home studio, plus de deux cents morceaux ont été composés et enregistrés dans un élan intuitif. Quatre albums constituent déjà leur discographie : Même si la fusion de plusieurs tendances musicales teinte leur inspiration, c’est un flux définitivement rock’n’roll qui palpite dans les veines du groupe !
Du Rock Émotionnel, sans concession, sensible et surtout extrêmement libre.
Régulièrement le groupe invite des musiciens exceptionnels à participer à leurs albums et concerts ; Luc et son harmonica tonique, Tshering Wangdu et son luth intemporel, Samuel et son dabuka, Falko et son saxo fou...
Dans le cadre de leur album ’Rock Opéra Tibétain’, Minute Papillon a composé un hymne pour la Paix au Tibet, un hommage au Vénérable Bokar Rinpoché, une valse rock pour Milarépa et beaucoup d’autres odes mystiques à la Paix. Ce fut un honneur pour eux d’organiser plusieurs festivals parisiens au profit de la cause tibétaine, notamment en compagnie du Vénérable Lama Gyourmé au Divan du Monde.

Le groupe jouera pour le festival quelques extraits de l’album « Rock Opéra Tibétain ».

 Kadja Nse

Kadja Nse, auteur, compositrice et interprète, Kadja Nsé s’inspire des couleurs musicales Soul , Blues, Folk, Reggae et Africaines. Kadja N Sé est une Afropéenne, et sa musique en témoigne, on pourrait la qualifier d’Afro Soul. Vous avez pu la retouver sur le festival Solidays ou aux after show de Keziah Jones ou aux coeurs : album de Laurent Voulzy.
« Avant tout, je suis citoyenne de ce monde... Ses diversités, ses beautés, et même ses injustices m’inspirent et me stimulent chaque jour ». www.myspace.com/kadjanse

 Neeskens

Qui peut imaginer l’angoisse de l’artiste au moment du penalty ? Qui peut se mettre à la place de celui qui va poser le ballon, au milieu de la scène ? La première chanson doit elle prendre le public à contrepied ou, au contraire, doit elle par sa puissance, faire vibrer d’entrée les supporters ?
Toutes ces questions traversent l’esprit de chaque artiste qui va rentrer dans l’arène, dans un club comme dans un stade et Neeskens n’est pas épargné par ce doute. C’est pourquoi selon l’humeur et la température extérieure, il préfère parfois, défensif, nous asséner quatre ou cinq titres bien assumés avant de commencer à lever la tête pour découvrir le public face à lui. A d’autre moment, en confiance, il va lober tout le monde et afficher d’entrée sa fragilité musicale. Dans tous les cas, ses qualités vocales touchent le public au cœur.
Né au Pays Bas et après 10 ans passés au Québec, sa première aventure musicale se déroule sur les bords du lac d’Annecy où le groupe Hymn (6 ans d’existence, deux albums et des dizaines de concerts au compteur, 1ères parties d’Indochine, de Dionysos..) marque déjà les esprits. Une année à peine après la fin de l’aventure collective, à écouter en boucle Jeff Buckley, Syd Matters ou Tom Mc Rae, et Neeskens est déjà de retour en solo, guitare et doutes en bandoulière. Une première partie de Syd Matters justement, de nombreux concerts club et une très belle fête de la musique invité sur le plateau monté spécialement pour les 20 ans du Fair, l’année 2009 l’aide à relever la tête et à suivre sa bonne étoile… enfin !!!
Allez Neeskens, pose tes accords tel un ballon sur le rond central, prends ta course d’élan et n’écoutes pas le brouhaha de tes incertitudes. En force et en lucarne ou délicatement brossée, tes chanson font mouche et ton talent est certain. Bertrand Furic (sept 2009) www.myspace.com/neeskensfolk

 Alexandre Kinn

La tête d’un homme. Celle d’Alexandre Kinn est nouvelle mais son groove nous paraît tout de suite familier. Comme si cette bonne tête devenait instinctivement un ami.
Après un maxi remarqué par la presse spécialisée, Alexandre Kinn raconte aujourd’hui en folk et en blues ce qu’on peut trouver « dans la tête d’un homme » et il a donné ce titre à son premier recueil de chansons. C’est que ce bonhomme est un beau raconteur d’histoires : les siennes (un peu), celles des autres (beaucoup), les nôtres (aussi). Après une jeunesse un peu turbulente, un bagage universitaire (égyptologie) et quelques années de galère parisienne, Alexandre a pris le temps de mûrir son propos, de peaufiner ses climats crépusculaires, de placer sa voix et de voyager longuement loin de son Sud natal au bord de la mer. L’Egypte ou la Nouvelle-Orléans, mais aussi les rivages de Babylone, n’ont plus de secrets pour lui. De ses voyages physiques ou fantasmés, il ramène des points de vue très personnels. Ses chansons apportent une touche de spirituel dans le matérialisme ambiant. Attention ! Ecouter son disque en voiture peut donner un étonnant sentiment de liberté, l’envie de prendre le temps de ralentir pour vagabonder dans les chemins de traverse. Avec lui, les trajets du quotidien prennent des vieux airs de « Paris-Texas ». www.myspace.com/alexandrekinn

 Julien Delbeaud

Julien Delbeaud sera sur scène pour interpréter un titre en rap le « Papillon Tibétain ».

 Réservation en ligne sur le site de la FNAC

Vente : Fnac Réservations FNAC - Carrefour - Géant - 0 892 68 36 22 (0.34€/mn),
Tarif unique : 23 €
Tickets disponibles via la Maison du Tibet par courrier ou courriel et sur place dans la journée du samedi 3 octobre.


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