Détail du programme 2010
Concert exceptionnel pour le Tibet : samedi 11 septembre 2010 à 20 h 30
Lama Gyourmé : chants spirituels et Véronique Jannot : traduction de ces chants
Raghunath Manet, chorégraphe, danseur de bharata natyam, musicien et chanteur
Techung, chanteur, compositeur tibétain
Tenzin Gönpo : musique, chant, danse, opéra traditionnel tibétain
Narendra Bataju : musique classique indienne, sitar et chant
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Spectacles
Danses sacrées Cham, présentées par des moines tibétains
Plus qu’un simple folklore, ces danses invitent les spectateurs à un véritable partage spirituel. La présence de moines en exil rappelle ici la douloureuse histoire du Tibet qui, lors de a vu le sixième de sa population décimée et plus de 6 000 monastères rasés. En occident, la danse est considérée comme un art profane. Pas au Tibet. Elles ne sont pas réservées au seul monastère, mais se donnent aussi en public pour marquer les grands événements calendaires du monastère. C’est à la fois une méditation et un don spirituel que fait le monastère à la communauté laïque. Pour les tibétains, assister à ces représentations est une forme de libération visuelle qui mène à la paix intérieure.

- Danses monastiques Tcham
Ces danses dans leur intégralité sont rythmées comme une pièce de théâtre. Tout d’abord on accueille « l’arrivée de Dieux » puis s’en suivent une série de représentations courtes aux noms évocateurs : danse des démons (Drag po), danse des Gardiens du bouddha (Vajra), danse des maîtres des cimetières (Dourdag), danse du Cerf (Shawa) ... La représentation se termine avec « la chasse aux démons ». Au Festival, seront interprétées plusieurs des
danses courtes du Cham.
Les danses sacrées, dites Cham, sont arrivées au Tibet par l’Inde en même temps que le bouddhisme. Il est dit que le Bouddha lui même se manifesta sous forme de déité à quelques disciples doués pour les guider sur le chemin de l’Eveil ; ce qui leur fit accomplir des performances dansées insoupçonnées. Ces danses sont celles du protecteur Mahakala. Il représente la compassion agissante, et est l’alter ego de Tchenressig, bodhisattva de la compassion auquel, cette année, le mandala du Festival est consacré.
Danses populaires présentées par des artistes tibétains
Les danses populaires font également partie du quotidien des tibétains. Elles respirent la beauté des hauts plateaux et délivrent les secrets de la culture tibétaine parfois si mystérieuse. Deux danses seront à l’honneur pour le Festival : la danse du Yak. Elles seront interprétées, d’une part, par la troupe artistique de la Communauté Tibétaine de France et d’autre part, par Tshering Wangdu, jeune artiste tibétain de la nouvelle génération.
La danse du Yak. Le Yak est l’animal tibétain par excellence, il pourvoit à tous les besoins et sait aussi se faire apprécier pour son caractère doux et bienveillant. Dans cette danse, le Yak offre au public une écharpe de cérémonie, lui souhaitant par ce geste une vie vertueuse et pleine de bonheur.
La troupe artistique de la Communauté Tibétaine de France sera cette année encore au rendez-vous du Festival. Elle évolue significativement depuis 2001 et bénéficie de formations.
Cultures himalayennes
Création d’un mandala de sables colorés par des moines
Le mandala : les moines le confectionnent en hommage à une divinité. La réalisation du mandala tend à favoriser l’Eveil et symbolise l’impermanence. Le rituel le plus abouti veut qu’il soit réalisé en poudres colorées pour être, lors de son achèvement, dispersé et les poudres mêlées à la terre. Les mandalas peuvent aussi être réalisés en beurre, grains de riz, argile et bois.

- Vénérable Guéshé Thupten Tenpa
- Réalisation d’un mandala pour le Festival
Selon sa taille et suivant le nombre de détails qu’il renferme, il est formé de seize couleurs différentes dont les principales : le blanc représente l’eau, le vert le vent, le bleu l’espace, le jaune la terre et le rouge le feu.
Chacune d’elle est liée à l’une des cinq sagesses : la sagesse profonde (vacuité ouvrant sur la réalité derrière les apparences), la sagesse de la clarté, la vaste sagesse de la compassion, la sagesse de la rapidité et de l’agilité, la grande sagesse Mahayana qui réunit toutes les autres sagesses. Elles sont aussi représentatives des cinq familles du Bouddha.
Au centre, on trouve le lotus sur lequel est représentée la divinité souveraine du mandala. Autour sont érigées des enceintes carrées avec leurs portes. Elles symbolisent les différentes étapes vers l’Eveil et sont peuplées de divinités secondaires. Cet élément du mandala est divisé en quatre quartiers correspondant aux directions cardinales qui visualisent les quatre pensées illimitées (l’amour, la compassion, la joie, l’égalité d’âme). Chaque direction a sa propre couleur et varie selon la divinité représentée. Trois cercles entourent le mandala : celui du feu (symbole de la Connaissance), celui des Vajras ou foudre-diamant (objet rituel symbolisant l’Eveil) et enfin celui des pétales de lotus (évocation de la pureté et de la naissance spirituelle).
Un stupa
Un stupa (chorten en Tibétain) de 6 m sera situé au centre du site ; les dons seront récoltés pour aider les victimes du tremblement de terre à Yushu, dans la région de Kyegudo ainsi que les victimes des glissements de terrain dans le comté de Drugchu et au Ladakh.
Le stūpa trouve son origine dans le tumulus et ne consiste, à ses débuts, qu’en un empilement de pierres au cœur duquel est enfermée une relique du Bouddha. En effet, d’après la tradition, après la crémation du Bouddha, ses reliques sont partagées en huit parties qui sont distribuées aux huit rois venus lui rendre hommage à cette occasion : Ajatashatru, le roi du Magadha, au Lichchavî de Vaishālî, aux Shākya de Kapilavastu, aux Buli d’Allakappa, aux Koliya de Ramagama, au brahmane de Vethadipa, aux Malla de Pāpā - Pāvā en pāli - et aux Malla de Kusinâgar. Ce sont ces reliques qui vont être enchâssées dans les premiers stūpas. Cependant, tous les stūpas ne contiennent pas de reliques. On classe généralement les stūpas en quatre catégories suivant leur nature : les dhātu-chaitya qui abritent des reliques, les paribhoga-chaitya qui contiennent des objets ayant appartenu au Bouddha, les dharma-chaitya qui exposent la doctrine bouddhique, les uddeshika-chaitya qui commémorent simplement le parinirvāna, chaitya étant un mot sanscrit signifiant sanctuaire.
L’empereur Ashoka qui régna dans le nord de l’Inde au IIIe siècle av. J.-C., est considéré comme le grand propagateur de ce type de construction. La tradition le crédite de 84 000 stûpas, mais il s’agit là probablement d’un nombre plus symbolique que réel. La forme du stūpa connaît une forte variation lors de sa dissémination dans le continent asiatique, chaque région développant son style propre. Ainsi, au Tibet et dans ses anciens satellites culturels que sont le Bhoutan et le Sikkim, il devient un chorten, avec sa forme caractéristique de bulbe, tandis qu’à l’inverse, en Birmanie et en Asie du Sud-Est, il adopte une forme typique de cloche.
Les tormas
Ce sont des sculptures rituelles et objets de culte, propres au bouddhisme tibétain. Ils peuvent être des offrandes au Bouddha ou tout simplement supports de méditation et de visualisation intérieure. Ils ont la forme de gâteaux cylindriques à base de tsampa (farine d’orge grillée) et sont fabriqués par les moines artistes. Ils sont ensuite décorés avec du beurre coloré longuement travaillé.
Guésar et le Roi-démon, extrait de l’épopée tibétaine par Pascal Fauliot et Tenzin Gonpo Un épisode central de l’épopée nationale tibétaine de Guésar de Ling qui doit combattre le redoutable Lützen, le Roi-Démon du Nord. La lutte éternelle de la Lumière contre les Ténèbres où le héros, rusé et intrépide, incarne l’esprit indomptable du peuple tibétain dans sa résistance contre l’envahisseur. Un fabuleux voyage dans le monde légendaire du Toit du Monde où la magie chamanique est étroitement mêlée à la sagesse bouddhique. Un récit théâtralisé à la manière de l’Opéra traditionnel tibétain, magnifiquement illustré par les chants, les musiques et les danses d’un maître de cet art ancestral.
Tenzin Gonpo
Né sur le toit du Monde, il doit fuir son pays avec sa mère pour échapper à la terrible occupation chinoise. Il se réfugie dans le Nord de l’Inde. A l’âge de 12 ans, il entre au T.I.P.A., le Conservatoire des Arts Traditionnels Tibétains fondé par le Dalaï Lama en exil. Il y étudie la musique, le chant, la danse et l’opéra. Après de longues années d’apprentissage, il devient à son tour instructeur au T.I.P.A., y enseigne plusieurs disciplines et participe aux tournées internationales de la troupe. Il est aujourd’hui l’un des rares dépositaires de la riche culture musicale, chorégraphique et théâtrale tibétaine. Installé en France depuis une douzaine d’années, il contribue à la faire découvrir en Europe et multiplie les rencontres artistiques. Il collabore ainsi avec Jean Jacques Annaud pour le film « 7 ans au Tibet », Carolyn Carlson, la Cie Hamsa, André Velter, le poète et homme de radio, et Bartabas, pour son spectacle équestre « Lungta, les chevaux de vent ».
Pascal Fauliot fait partie des premiers conteurs professionnels, pionniers du renouveau du conte en France. Dès 1981, il rejoint le CLIO (Conservatoire de Littérature Orale) avec lequel il participe notamment aux Mythiques Nuits du Conte du Festival d’Avignon. Il collecte auprès de maîtres un riche répertoire de contes et récits d’enseignements qu’il fait découvrir au public dans ses ouvrages : Les contes des arts martiaux (Albin Michel), L’épopée du roi-singe, Ramayana (Casterman) pour la jeunesse, dernièrement Les contes des sages taoïstes et Les contes des sages du Tibet (Seuil) en vente sur le Festival.
Ateliers de langue et civilisation tibétaines
L’écriture tibétaine est monosyllabique à tons. Elle fut créée au VIIème siècle par Thonmi Sambhota, ministre du 33e roi du Tibet Srong-btsan sgam-po. L’alphabet tibétain comprend 30 lettres qui se combinent avec 4 signes diacritiques servant à noter les voyelles i, u, e, o. L’alphabet tibétain est utilisé principalement au Tibet et dans toutes les aires de culture tibétaine : le Ladakh, le Sikkim, le Bhoutan et d’autres régions de l’Himalaya, mais également en Mongolie et en Bouriatie où le tibétain est considéré comme la langue des lettrés.
Ateliers de langue et civilisation népalaises
Ram Panday professeur de littérature népalaise à l’INALCO
Le Népal compte plus d’une centaine de dialectes. La langue officielle du pays est le népali qui appartient à la famille des langues indo-européennes et est parlée par environ 9,9 millions de locuteurs. Sur le plan grammatical, le népali fonctionne tout à fait comme l’hindi.
Les dogues du Tibet, chiens de nomades
Josette Pilat présentera les races les plus réputées du Tibet dont les Do-Khi, les Terriers du Tibet, les épagneuls et les Lhassa apso. C’est elle qui les a fait connaître en France. Les chiens les plus représentatifs de la vie des nomades sont les Do-khi. Leur nom bien porté pourrait se traduire par « chien porte ». S’ils affichent un air d’apparente tranquillité, ils n’en sont pas moins de véritables gardiens, en éveil constant et prêts à donner l’alarme au moindre bruit suspect. Ils accompagnent encore actuellement les nomades dans leur transhumance. Ils surveillent les troupeaux de yaks et gardent les campements des nomades. On les retrouve aussi en vigie dans les monastères.
Le Yak
Le Yak est l’animal symbole du Tibet et de l’Himalaya et aussi le mammifère qui vit le plus haut puisqu’il grimpe jusqu’à 6000 mètres d’altitude. Il résiste à des températures très basses grâce à son long pelage de deux couches de poils. Domestiqué pour son lait, sa chair et sa laine, il sert aussi pour transporter de lourdes charges ou aider aux travaux des champs. Il a une importance vitale pour les peuples nomades. À l’état sauvage, il est en voie de disparition.
Le Chameau de Gobi
Ou chameau de Bactriane est en voie de disparition en raison de la diminution constante de son habitat, le désert de Gobi, due à l’augmentation de la population humaine. Le Gobi, « désert » en mongol, est enclavé en Mongolie entre l’Himalaya, les monts de l’Altaï, la taïga sibérienne C’est un animal très rustique, réputé pour sa laine.
La gastronomie tibétaine
Le Festival sera l’occasion de découvrir, ou de savourer pour ceux qui connaissent déjà, les mets de la cuisine tibétaine. Une restauration en continu sur les deux jours sera proposée aux visiteurs dans les échoppes devant la Pagode. L’élément de base de la cuisine tibétaine est la tsampa, ou farine d’orge grillé. Elle sert à confectionner ou à accompagner à peu près tous les mets : momos, nouilles à la viande dites thukpa, soupes ... Au Tibet rural, on la mange roulée en boulettes avec du beurre de yak salé et accompagnée de thé, pour supporter les rudesses du climat.
Les momos, raviolis tibétains, fourrés à la viande ou aux petits légumes, aux épinards, parfois au fromage et agrémentés d’épices sont un must de la cuisine tibétaine. Ils surprendront nos palais par la délicatesse de leurs goûts. Ils s’accompagnent généralement d’une sauce assez relevée. Autre régal, les galettes frites aux légumes et à ne surtout pas manquer ... les beignets de fromage ! Contrairement aux idées reçues, on mange beaucoup de viande au Tibet. Selon les régions, les plats sont préparés à base de bœuf, de mouton, de porc ou de yak En dessert, on appréciera la version locale du riz au lait, ou omdre, accompagnée de yaourt ou de fromage frais de vache (de dri, femelle du yak du Tibet). Et enfin, que serait un voyage culinaire au pays des neiges sans avoir testé le fameux thé au beurre salé ? Tout un programme ! Les plus récalcitrants pourront tout de même s’abreuver de thé indien ou de thé au lait.
Conférences
Conférence sur le bouddhisme : Sogyal Rinpoché donnera une conférence publique : « Trouver la Paix et la Stabilité dans un Monde Troublé ». Il abordera les thèmes suivants : comment découvrir la paix intérieure et le contentement, l’essence de l’enseignement du Bouddha et comment la
méditation conduit à la compréhension de l’esprit et de sa véritable nature.
Sogyal Rinpoché, né au Kham, Tibet oriental, fut reconnu comme Tulkou par Jamyang Khyentsé Tchökyi Lodrö, grand maître du vingtième siècle. Celui-ci supervisa son éducation et l’éleva comme son propre fils. En 1971, Rinpoché partit en Angleterre et y reçut une éducation occidentale. Il étudia les religions comparées à l’université de Cambridge, puis y poursuivit ses études avec des maîtres de toutes lignées, qu’il servit en tant qu’assistant et traducteur.
Doué de la capacité à présenter l’essence du bouddhisme tibétain d’une façon authentique et adaptée à l’esprit contemporain, Sogyal Rinpoché est l’auteur du best-seller Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort. Traduit en 29 langues, dans 56 pays, ce livre est une référence sur l’approche de la mort.
Sogyal Rinpoché est aussi le fondateur et le directeur spirituel de Rigpa, un réseau international de centres et groupes dans 23 pays qu’il continue de visiter pour enseigner. Le Festival du Tibet et des peuples de
l’Himalaya aura, pour la première fois, l’honneur de compter le Vénérable Sogyal Rinpoché parmi ses intervenants.
Conférence sur l’écologie
« La dégradation de l’environnement du Tibet et des Himalayas » par Tenzin Norbu Le Tibet, vaste région dont la superficie équivaut à celle de la Communauté européenne, abrite un écosystème extrêmement riche et fragile. Plus de cinq cents espèces d’oiseaux étaient recensées avant 1949. Plusieurs expéditions menées au Tibet par la Royal Geographical Society de Londres au siècle dernier confirment la variété et la singularité de la géographie et de l’environnement du plateau tibétain. Cette diversité s’est préservée au fil du temps grâce à la croyance bouddhiste en l’interdépendance entre humains, animaux, plantes et éléments naturels, croyance qui empêche l’exploitation aveugle de l’environnement. Les plus grands fleuves d’Asie prennent naissance dans les montagnes tibétaines : l’Indus, le Brahmapoutre, le Salouen, le Mékong, le Yangtse et le Houang Ho ou Fleuve Jaune. Sa faune, sa flore, ses forêts vierges et ses grands cours d’eau font du Tibet la source de vie d’une zone bien plus vaste que son propre territoire. C’est pourquoi l’environnement du Tibet revêt une importance capitale pour l’équilibre écologique des pays voisins.

Tenzin Norbu est le chef de la Direction « Environnement et Développement » du Département de l’Information et des Relations internationales de l’Administration centrale tibétaine à Dharamsala. Il est également chercheur associé à l’AIT Bangkok. Né en 1973 à Dharamsala, il a effectué toute sa scolarité en Inde et en 2002, il a obtenu sa Maîtrise dans le domaine de la technologie et de la gestion de l’environnement à l’Asian Institute of Technology (AIT) de Bangkok. Entre 1996 et 2000, il a été professeur de mathématiques dans l’établissement du TCV (Tibetan Children’s village school).
En qualité de responsable de la Direction Environnement de l’Administration en exil, il a participé à des conférences et des ateliers autour du thème de la gestion et de l’environnement qui ont lieu à New- Delhi, Taïpei, Rome, Londres, et plus récemment à Copenhague, en décembre 2009, lors du sommet sur le changement climatique.
Par ailleurs, il a publié de nombreux articles sur cette question, notamment en 2009 sur les répercussions dues au changement climatique sur le plateau tibétain intitulé « The Impacts of Climate Change on the Tibetan plateau », et a mené des recherches pour le compte des agences de l’environnement du Canada, de la Suède ainsi que de la Commission européenne. Il vient spécialement de Dharamsala pour participer à la conférence sur l’environnement du plateau tibétain et des régions himalayennes au prochain 10ème Festival du Tibet et des Peuples de l’Himalaya.
« La Chine assoiffée détournera-t-elle les eaux du Tibet ? » par Claude ARPI
Connu aussi sous le nom de Toit du Monde ou Troisième Pôle, le Tibet est considéré comme le château d’eau du continent asiatique. Quatre des plus longs fleuves du monde y ont leur source : le Brahmapoutre (ou Yarlung Tsangpo au Tibet), le Yangzi, le Mékong et le Huang Ho (ou fleuve Jaune) naissent sur le plateau tibétain. D’autres grandes rivières/fleuves ont aussi leur origine au Tibet : le Salouen, l’Irrawaddy, l’Arun, la Karnali, le Sutlej ou encore l’Indus (dont on voit en ce moment les crues dévastatrices au Pakistan). Plus de 90 % des eaux du plateau alimentent en eau fraîche la Chine, l’Inde, le Bangladesh, le Népal, le Pakistan, la Thaïlande, la Birmanie, le Laos, le Cambodge et le Vietnam. Cela représente 85 % de la population asiatique et 50 % de la population mondiale. Mais aujourd’hui, la Chine a besoin de plus en plus d’eau pour nourrir sa population grandissante et devenue riche.
Une des solutions pour l’Empire du milieu serait d’envoyer les eaux des régions septentrionales vers le nord. D’après les ingénieurs chinois, ceci est réalisable, en utilisant trois « diversions » ou canaux qu’ils nomment oriental, central et occidental, d’après les régions de la Chine qui seraient ainsi desservies. C’est pour ce projet pharaonique que les eaux du Tibet sont primordiales. Certains pensent même que le contrôle des eaux du haut plateau a été la raison principale de l’invasion du Tibet par la Chine populaire en 1950. Mao n’était-il pas le plus grand stratège du 20ème siècle ? Pour nous, vivant en Asie du Sud, nous sommes principalement concernés par le fleuve Brahmapoutre dont les eaux nourrissent quelques centaines de millions d’êtres humains en Arunachal Pradesh, en Assam et au Bangladesh. Beijing peut-il décider, sans consultations avec ses voisins, de changer le cours du Brahmapoutre pour étancher la soif de ses populations au risque d’une nouvelle guerre avec l’Inde ? Claude Arpi essaiera de répondre à cette difficile question et mettra le détournement des eaux du Brahmapoutre dans la perspective géostratégique d’une Chine qui parle aujourd’hui « d’essor pacifique ».
Claude Arpi vit en Inde depuis plus de 30 ans dans la cité internationale d’Auroville où il est directeur du Pavillon Tibétain. Il a consacré ces vingt-cinq dernières années à l’étude approfondie de la culture et de l’histoire de l’Inde, du Pakistan et du Tibet. Il est l’auteur de « Tibet, le pays sacrifié » publié aux éditions Calmann-Lévy en 2000, préfacé par le Dalaï Lama avec qui il entretient une longue amitié. Il est également l’auteur de La politique française de Nehru 1947-1954 et de deux ouvrages en langue anglaise : Born in Sin : The Panchsheel Agreement, The Sacrifice of Tibet, Mittal Publications, New Delhi, 2004 et Long and dark shall be the night : the Karma of Tibet, Pavillon of Tibetan Culture, Auroville, Inde, 2002. Grâce à ses recherches dans des archives indiennes, russes et américaines récemment ouvertes aux chercheurs, à ses nombreuses relations dans le monde diplomatique et militaire indien, grâce aussi à ses contacts tibétains, Claude Arpi est non seulement un spécialiste du Tibet et des relations sino-indiennes, mais aussi des relations indo-pakistanaises qu’il analyse dans son nouvel ouvrage Cachemire, le paradis perdu publié en octobre 2004 aux Éditions Philippe Picquier. Il écrit aussi régulièrement des articles pour Rediff.com, le premier portail indien d’informations et le journal indien The Pioneer.
Information et conseils sur l’alpinisme
Au café-voyageur, Serge Mouraret donnera des conseils et des informations générales sur le trekking au Népal, au Zanskar et au Ladakh.
Serge Mouraret est Membre du Club Alpin Français Ile de France et de deux associations franco- népalaises : Action Dolpo et de l’Association Culturelle Franco Népalaise à Avignon (A.C.F.N.). Il a très longtemps été responsable d’activité au C.A.F. (Ski nordique), il est aujourd’hui toujours membre du Comité Directeur et organisateur de voyages lointains en tous pays, ainsi qu’auteur d’ouvrages sur la randonnée et collaborateur à diverses revues spécialisées.
Cycle de documentaires sur les Himalayas
Sur les traces de Tintin au Tibet (2010)
Un film de Florence Tran. Tout semblait avoir été dit ou fait sur Tintin. La série documentaire Sur Les Traces De Tintin (du 20 au 24 septembre 2010 sur Arte), un élégant hommage en voyage de certaines aventures mythique du jeune reporter belge, prouve le contraire. Et particulièrement Tintin Au Tibet, un très beau film de la réalisatrice Florence Tran tourné au Khumbu, dans le Langtang, à Katmandou (4 semaines de tournage au Népal) et... Chamonix ! Ce travail respectueux a le mérite de nous faire revivre l’album le plus rétrospectif des prises de vues réelles où en recréant des d’Hergé (et son préféré) à la fois de l’intérieur (en superposant les dessins avec situations proches de celles imaginées par l’auteur) et depuis l’extérieur, notamment avec des scènes hilarantes où des népalais découvrent où commentent certaines cases de l’album qu’on leur présente. Quant aux variations sur le thème du Yéti, effectuée par des sherpas à l’humour ravageur sous une tente de bivouac, elles sont un vrai moment de régal. Un beau projet né de l’obstination et du rêve de Stéphane Millière (Gédéon Programmes), devenu ami de Fanny Rodwell, la veuve du maître Hergé depuis son travail sur Destination Tintin, il y a quelques années déjà. Grâce à lui, la réalisatrice a pu accéder aux précieuses archives de Moulinsart et tenir entre ses mains les crayonnés originaux de l’album. Pour Florence Tran, ce voyage initiatique d’Hergé est devenu le sien : elle est repartie depuis peu retrouver l’horizon tibétain pour d’autres aventures.
La Danse Céleste du Bhoutan de Florence Tran
Aux confins du Bhoutan, petit royaume bouddhiste perdu entre le Tibet et l’Inde, chaque année, les moines de Drametse se retrouvent dans la montagne pour se préparer à plusieurs jours de danse et de méditation. Portant des robes monacales et des masques en bois, les moines exécuteront une danse sacrée qui leur permettra de se purifier, et de se détacher d’émotions négatives comme la peur, l’envie ou la colère.
Descendant d’une grande lignée de danseurs, Thugten, 23 ans, est maître de danse au monastère de Drametse. Avec l’aide de son maître, Meme Badge, il prépare ses jeunes élèves pour le festival de Drametse et leur enseigne une chorégraphie, transmise de génération en génération.
Voyage au Tibet interdit (2006)
Un film de Priscilla Telmon & Thierry Robert En 2004, Priscilla Telmon quitte Hanoi pour 5000 kilomètres d’aventure solitaire à travers l’Himalaya. Elle suit l’itinéraire de l’exploratrice Alexandra David-Néel, la première occidentale à pénétrer au Tibet interdit et gagner sa capitale Lhassa en 1924. Plus de 6 mois de marche, de découverte et de cheminement intérieur pour renouer avec le souffle, l’esprit des grandes expéditions passées et mesurer ce qui du Tibet d’aujourd’hui ressemble au pays des neiges qu’Alexandra a connu ...
La longue marche ou le secret du grand stupa (2003)
Un film de Jean-Pierre Devorsine : C’est en des temps très anciens que le Grand Stoupa fut construit à Boudhanath, près de Katmandou au Népal. Représentation ésotérique du Bouddha, ce gigantesque monument, dans lequel on ne pénètre pas, attire depuis des siècles des millions de pèlerins. Selon Trulshik Rinpoché, maître spirituel tibétain, tourner autour de l’édifice, lui faire des offrandes et des prières apporte purification, vie meilleure et paix dans le monde. Comment cela fonctionne-t-il, que se trouve-t-il à l’intérieur, quel trésor recèle-t-il ? Les histoires qui l’entourent, sont-elles légendes ou Histoire ? Dans un texte prophétique dont on ira chercher l’origine au Tibet, le "Maître né du Lotus" annonce la fin du Grand Stoupa et ses termes laissent à penser que notre monde moderne en verrait la ruine.
Dakini, la Sagesse au Féminin Ce film est le fruit de plusieurs voyages réalisés depuis 2001 en Inde, au Bangladesh, au Népal, etc. Ces années d’interviews, et les rencontres qui en ont découlé, ont bouleversé la vie de Véronique Jannot, comme elle l’avait déjà évoqué dans son best-seller Trouver le chemin (Michel Lafon). Dans Dakinis. Le Féminin de la sagesse, la comédienne se met physiquement en retrait pour mieux poser sa voix habitée et presque méditative. « L’importance de la femme dans le bouddhisme est méconnue.
En présence de la réalisatrice Véronique Jannot, suivi d’un débat et dédicaces (sous Tente film).
Paix intérieure, paix universelle Projection de la conférence publique de Sa Sainteté le Dalai Lama à Nantes en 2008. Pour la première fois, le Dalaï Lama s’est rendu dans le grand ouest de la France sur proposition des Centres bouddhiques tibétains basés dans cette région. Chaque fois, lors d’une visite importante, Sa Sainteté essaie de partager sa vision d’une éthique laïque auprès du grand public qui n’adhère pas forcément à une confession, y compris le bouddhisme. Le Dalaï Lama prône la possibilité de régler un grand nombre de problèmes par l’approche non-violente qui doit être cultivée par chacun de nous afin de développer une véritable paix dans le monde.
Matthieu RICARD a assuré la traduction du tibétain vers le français lors de cette conférence d’août 2008.
Toute la journée
Stand massage (près de la Pagode), exposition objets et peintures, démonstration de calligraphie, démonstration de création de mandala, Promenade Yaks pour enfants (sauf de 11h30 à 12h et 13h – 14h), dégustation de tsampa (café voyageur), introduction à la méditation (Centre Kagyu Dzong), restauration.
Samedi 11 septembre de 11h à 18h00
11h00 Ouverture des portes du Festival
Cérémonie d’inauguration Les moines de l’Institut Kagyu Dzong offriront la cérémonie de « bon augure » et de bienvenue (Podium)
11h30 Danses monastiques Tcham par les moines du monastère de Kagyu Dzong (Podium)
Atelier cuisine (Restaurant)
12h Bienvenue
Démonstration de Yaks (Podium)
Initiation danse indienne (Café-voyageur)
12h30 Initiation à la langue et civilisation tibétaines (Pagode)
13h Danse communauté tibétaine (Podium)
Projection de Voyage au Tibet interdit en présence
de la réalisatrice Priscilla Telmon et dédicaces (Tente film)
Défilé de Yak, chiens et chameau (sur tout le site)
14h Conférence publique de Sogyal Rinpoché Trouver la paix et la stabilité dans un monde troublé (Pagode)
15h Danse du Yak par des moines (Podium)
Informations et conseils sur l’alpinisme par Serge Mouraret. (Café-voyageur)
15h30 Conférence sur les dogues tibétains (Podium)
15h45
Dédicaces Pascal Fauliot (Librairie)
Présentation de danses népalaises par Corinne Atlan suivie de danses népalaises avec les danseurs de la Maison Culturelle du Népal (Podium)
16h
Atelier de cuisine (Cafétéria)
16h30
Initiation à la danse tibétaine (Café-voyageur)
16h45
Projection de la conférence publique de Sa Sainteté le Dalai Lama à Nantes en 2008 (Tente film)
17h
Présentation de l’Association Graines d’Avenir par Véronique Jannot (Podium)
17h15
Guéssar et le Roi-démon, extrait de l’épopée
tibétaine par Pascal Fauliot et Tenzin Gonpo (Podium)
Dédicace Corinne Atlan (Librairie)
18h
Avant-première : Sur les Trace de Tintin au Tibet de Florence Tran en présence du producteur (sous Tente film)
20H Portes ouvrent pour le Concert Exceptionnel pour le Tibet
Dimanche 12 septembre de 11h à 19h00
11h00 Ouverture des portes
11h30 Démonstration de Yaks (Podium)
Projection de La Danse Céleste du Bhoutan de Florence Tran (sous Tente film)
Atelier de cuisine (Cafétéria)
Initiation à la langue et civilisation népalaises (Pagode)
12h
Défilé de Yaks, chiens et chameau (sur tout le site)
Danse de Yaks par des moines (Podium)
Initiation à la danse tibétaine (Café-voyageur)
Danses monastiques Tcham (Podium)
13h
Techung, chanteur tibétain et promotion de son cd Semshae-Heart Songs (Podium)
14h
Conférences sur l’écologie et l’environnement Claude Arpi : « La dégradation de l’environnement du Tibet et des Himalayas » et Tashi Wangdi suivi d’un débat avec médiateur (Podium)
14h30
La longue marche ou le secret du grand stupa (2003) Un film de Jean-Pierre Devorsine
15h
Informations et conseils sur l’alpinisme(Café-Voyageur)
15h30
Dédicace Catherine Barry (Librairie)
Danse de la communauté tibétaine (Podium)
16h
Projection de Dakini, la Sagesse au Féminin en présence de la réalisatrice Véronique Jannot, suivi d’un débat et dédicaces (sous Tente film)
Ateliers de cuisine (Cafétéria)
Initiation à la danse indienne (Café-voyageur)
16h30
Présentation de danses népalaises par Corinne Atlan suivie de danses népalaises avec les danseurs de la Maison Culturelle du Népal (Podium)
16h45
Dédicace Pascal Fauliot (Librairie)
17h
Dédicace Corinne Atlan(Librairie)
17h15
Guéssar et le Roi-démon, extrait de l’épopée tibétaine par Pascal Fauliot et Tenzin Gonpo (Podium)
17h30 Cérémonie de dissolution du Mandala (départ de la Pagode)
17h45 Clôture du Festival.
Prix de l’entrée : 3,5 € la journée, gratuit pour les enfants de moins de 10 ans.