Détail du programme
Les conférences
Le bouddhisme : Sagesse ancienne, Monde moderne par le très Vénérable Dagpo Rinpoché
L’intervention mettra en lumière la pertinence du bouddhisme, riche de 2500 ans d’existence, dans
le monde et la vie modernes. Traduction consécutive par Marie-Stella Boussemart.
Dagpo Rinpoché est aujourd’hui Directeur spirituel de L’Institut Ganden Ling en région parisienne. Il est né au Tibet en 1932 et reconnu comme Tulkou par le 13ème Dalaï-Lama. Il suit un apprentissage rigoureux et reçoit l’enseignement des maîtres les plus éminents. En 1959, il est contraint à l’exil. En Inde, il rencontre des tibétologues qui l’invitent en France. Et c’est ainsi qu’il enseignera à Paris pendant près de trente ans sa langue et sa culture à Institut National des Langues et des Civilisations Orientales. Il commence à donner des enseignements et des conférences à partir de 1978. Fondateur des Instituts Gandèn Ling, Guépèle et d’Entraide Franco-Tibétaine, il a établi plusieurs centres bouddhiques en France et à l’étranger. Tous ceux qui ont eu la chance d’écouter ses enseignements ou de solliciter ses conseils, ont obtenu de leur mise en
pratique un apaisement que seuls les êtres d’exception savent transmettre. Ses publications : Le lama venu du Tibet (Grasset), autobiographie et La Guirlande des êtres fortunés (Ed. Guépèle) le premier de ses enseignements donné en Occident. Site web : http://www.gandenling.org.
La médecine tibétaine par un praticien Amshi de l’Ecole de Dharamsala, le Dr. Tenzin Kyipa (exerce aux Pays Bas)
L’intervenante décrira les grands principes de la médecine tibétaine et pourra s’entretenir avec les personnes de l’assistance qui le souhaitent, à l’issue de la conférence. Traduction consécutive par Wangpo Bashi.
C’est pour le Festival une grande chance que de recevoir un Amchi tibétain pour conduire cette conférence puisqu’il n’en existe que quelques centaines et la plupart résident au Tibet, en Inde ou au Népal. Diplômée de l’Institut de la Médecine et de l’Astrologie tibétaines de Dharamsala, le Dr Tenzin Kyipa pratique depuis dix neuf ans. En novembre 2005, elle a été affectée par l’Institut de Dharamsala à Amsterdam.
La médecine tibétaine s’inspire principalement de la tradition ayurvédique de l’Inde. L’apport du bouddhisme y est important mais les conditions naturelles propres au Tibet ainsi que la pratique religieuse pré-bouddhique ont enrichi la médecine et les pharmacopées. La transmission des savoirs s’est faite via les lieux sacrés ou spécialisés mais aussi par lignée héréditaire au sein des
familles. Cette médecine est pratiquée dans toutes les aires de culture tibétaine-Mongolie, Bouriatie, Bouthan, régions himalayennes, et maintenant jusqu’en Occident.
Lorsqu’il examine un patient, l’Amchi tibétain n’a besoin que de ses sens et de sa connaissance.
Les techniques traditionnelles sont : l’examen visuel incluant celui de l’urine, l’examen du pouls - à travers lequel on détermine l’équilibre entre les énergies du corps et le fonctionnement des organes -, et le questionnement du patient... la suite pendant la conférence... http://www.tibetaansegeneeskunde.nl/
Contes et histoires sacrées
Hommage au grand yogi Milarepa (1040-1128) par Nicolle Vassel
Milarepa est considéré comme un très grand yogi du Tibet, si ce n’est le plus grand.
Il est né à Goungthang dans le Tibet occidental et a connu un parcours exceptionnel pour atteindre l’état de bouddhéité en l’espace d’une seule vie, au prix de lourds sacrifices. L’ouvrage inspiré de sa vie, les Cent mille chants, est célèbre dans tous les Himalayas. Ces chants ont été compilés par le yogi Tsang Nyon Hérouka au 15e siècle puis traduit dans différentes langues jusqu’au français en 1990 par Marie-José Lamothe (Ed. Fayard). Alors que sort le premier film sur Milarepa (www.milarepafilm.com), le Festival rend hommage à cette figure emblématique du Tibet qui incarne à lui seul, le poète, l’ascète et le maître spirituel. Nicolle Vassel, à la fois actrice de théâtre et bouddhiste, nous fait vivre, l’espace d’un week-end, les riches heures de la vie de ce Saint et nous fait partager toute la poésie des chants de l’œuvre des Cent mille chants. En mars 98, elle a participé à la production d’un CD Guirlande des reflets de lune, extraits de l’œuvre Cent mille chants.
Contes du Tibet et de l’Inde présentés par Sophie de Meyrac
Ces contes humoristiques, philosophiques et de sagesse sont inspirés du roi Guéssar de Ling et des histoires merveilleuses de yoguis-magiciens.
Guéssar de Ling est un grand récit épique fondateur du Tibet qui exalte les vertus de bonté et de courage. La beauté des images stimule l’imaginaire en plein cœur du bouddhisme et sa poésie est sans égale. Rattaché à la tradition mystique des grands yoguis de l’Inde et du Tibet, Droukpa Kunleg est un personnage atypique qui a vécu au 16e siècle au Tibet. Suivant la tradition de doha
indien, les yoguis du Tibet, à commencer par Milarepa (11e siècle) ont réussi à transmettre leur enseignement profond et complexe grâce aux chants devenus populaires. Quant à l’Inde, nous savons tous que la grande majorité des fables de la Fontaine furent écrits à l’origine en langue sanscrite par le sage indien du 5e siècle Valmiki. Ces histoires de la sagesse indienne se trouvent consignées en collection de Pantchatantra. Et bien d’autres contes encore, incroyables parfois même terribles, qui restent inoubliables...
Rituels et exposition d’art sacré
Création d’un Mandala en l’honneur du Bouddha de Longue Vie
Les moines confectionnent le Mandala en hommage à une divinité. La réalisation de cette œuvre éphémère est une invitation pour la divinité célébrée qui, accueillie au centre du Mandala, « repartira » lors de la cérémonie de démantèlement de l’œuvre. La confection de Mandalas tend à favoriser l’éveil et symbolise l’impermanence. Le rituel le plus abouti veut qu’il soit réalisé en poudres colorées pour être, lors de son achèvement, dispersé et les poudres mêlées à la terre. Les Mandalas peuvent aussi être réalisées en beurre, grains de riz, argile et bois.

- Vénérable Guéshé Thupten Tenpa
- Réalisation d’un mandala pour le Festival
Cette année, le Mandala de sables colorés sera réalisé en l’honneur du Bouddha de Longue Vie, Amitayus, par le Vénérable Guéshé Thupten Tenpa du monastère de Drépoung Losseling. A l’issue de la journée de dimanche, comme le veut la tradition bouddhiste tibétaine, le Vénérable Guéshé Thupten Tenpa offrira le rituel qui consacre le Mandala avant d’en disperser
les sables colorés dans l’eau du lac, pour le bien de tous les êtres et la paix dans le monde.
Le Vénérable Guéshé Thupten Tenpa du monastère de Drépoung Losseling est attaché à la maison de Tréhor Khangtsen du monastère reconstitué en Inde du Sud. Il a obtenu le degré de docteur ès philosophie bouddhique après 9 ans d’études traditionnelles.
Exposition de Tormas
Les Torma, sculptures rituelles et objets de culte, sont propres au bouddhisme tibétain. Ils peuvent être des offrandes au Bouddha ou tout simplement supports de méditation et de visualisation intérieure. Ils ont la forme de gâteaux cylindriques à base de tsampa (farine d’orge grillée) et sont fabriqués par les moines artistes. Ils sont ensuite décorés avec du beurre coloré longuement travaillé.
Animations culturelles
Ateliers de calligraphie tibétaine par l’artiste peintre Dorjee Sangpo
Né en 1954 à Purang au Tibet, il a passé une grande partie de sa jeunesse à Mundgod (Inde), où sa famille s’est réfugiée en 1969. Passionné par l’art tibétain, il étudie les peintures des tangkas à Dharamsala pendant 8 ans. Il a réalisé des tangkas pour le Dalaï-Lama, des peintures murales pour des monastères tibétains en Inde et restauré quelques tangkas pour la Fondation Alexandra David Neel. Depuis 1975, il expose dans différentes villes européennes. Aujourd’hui il vit à Paris et on peut le retrouver sur son site : www.tibetart.fr.
Chiens des nomades tibétains
Présentation de la race de chiens des nomades tibétains dont les Drogkhyi par Josette Pilat qui a introduit cette race en France depuis quelques années.
Peu connus du grand public, les Drogkhyi sont des grands chiens de berger qui aident les nomades tibétains à garder leurs troupeaux de yaks ou de moutons lors de la transhumance. Parmi les autres races canines du Tibet,
on peut citer les épagneuls ou les Llassa apso.
Danses et chants du Tibet et de l’Inde
Danses monastiques Tcham présentées par les moines l’Institut Yeunten Ling, venus de Belgique
Les danses sacrées Tcham du protecteur Mahakala sont inspirées par les enseignements ésotériques du bouddhisme et sont considérées par les peuples de l’Himalaya à la fois comme une bénédiction et un enseignement. Au Tibet et dans les pays de l’aire, ces danses rythment le calendrier de tous les grands monastères. Mahakala représente la compassion agissante, il est l’alter ego de Tchenressig, bodhisattva de la compassion.

Danses et chants du groupe artistique de la Communauté Tibétaine de Belgique
Depuis deux ans, vu le nombre croissant des tibétains qui ont pu s’établir en Belgique, un groupe artistique s’est formé pour maintenir et promouvoir les arts de la danse, des chants et de la musique du Tibet. Ce groupe bénéficie des conseils et de la formation d’anciens artistes professionnels issus de l’école du TIPA, de Dharamsala. Ce groupe participera pour la première fois au Festival de l’Himalaya et présenteront un choix de danses et chants issus des différents districts et régions du Tibet : Bathang, Lhokha, Kongpo, Kham et U Tsang.
Danses et chants du groupe artistique de la Communauté Tibétaine de France
Ce groupe sera au rendez-vous pour nous présenter plusieurs danses, chants et musiques du Tibet. Il bénéficie de formations sous la conduite de M. Lobsang Bondope tsang. Leurs activités artistiques continuent à se développer de manière significative depuis 2001.
Lobsang Bondope Tsang, originaire de Ganzé Tibet oriental, s’implique très tôt dans l’apprentissage des chants et musiques de sa région natale. Ses répertoires démontrent des spécificités traditionnelles de mélodie et de style propres à la province de Kham.
Danses classiques indiennes dites Bharata Natyam, interprétées par Shalika Rajakaruna
Cette jeune artiste franco-sri lankaise de 25 ans a suivi une formation poussée de Bharata Natyam en Inde et au Sri Lanka. Malgré son jeune âge, Shalika Rajakaruna a une carrière déjà bien remplie. Elle danse depuis l’âge de 10 ans et s’est illustrée lors de spectacles en France, en Suède, en Grande-Bretagne mais aussi en Inde et au Sri Lanka. En 1999, elle a été élue meilleure danseuse de Bharata Natyam au Sri Lanka. Elle enseigne à Paris actuellement. Pour le Festival, elle interprétera des thèmes traditionnels : Pushapanjali, Neerajanam, Adyapadam, Padam, Tillana.
Dernière minute : deux artistes népalais, Augyal et Santosh, chanteront de temps à autre selon les moment de relache décidés au gré des programmes de la journée du dimanche : « chants du Népal ».

