Le Tibet en expression libre
Alors qu’Angela Merkel recevait le dalaï-lama dimanche 23 septembre, malgré les protestations véhémentes de la Chine, Paris accueillait le huitième Festival Tibétain. Rare moment où la culture tibétaine trouve un terrain d’expression libre, elle s’est donnée à voir aux 7 000 visiteurs présents ce week-end, sur la pelouse du bois de Vincennes. Petits et grands, fidèles du rendez-vous ou simples curieux ont pu profiter pleinement de ce week-end ensoleillé. Les moines du Temple tibétain Kagyu Dzong ont ouvert les festivités par une cérémonie de bienvenue autour du mandala du bodhisattva de la compassion Avalokiteshvara. Ils ont ensuite offert une représentation exceptionnelle de la danse des cerfs qui ne se donne en principe que lors de grandes cérémonies religieuses. Puis se sont succédés au podium, les troupes des communautés tibétaines en exil de France et de Belgique pour des interprétations hautes en couleur, Shalika Rajakaruna artiste remarquable de danses indiennes Bharata Natyam, Loten Namling poète et musicien tibétain à la présence quasi chamanique sans oublier Nawang Khechog flûtiste tibétain de grand renom… et ami de Richard Gere, grand défenseur de la cause tibétaine. Un des temps fort de ce Festival fût la conférence très attendue donnée sur la dégradation de l’écologie dans les Himalaya. La fonte des glaciers associée à une utilisation catastrophique des richesses hydrauliques mettent en alerte les plus grands experts dont Françoise Bonzon s’est fait le porte-parole. Le Festival s’est achevé, comme chaque année, par la cérémonie de démantèlement du Mandala. Grand moment de recueillement, ce rituel symbolise « l’impermanence » des choses et vient de ce fait clore le Festival pour qu’il renaisse encore plus beau et encore plus intense l’année prochaine. A l’année prochaine donc… !
Nathalie PONT (attachée de presse du festival)