Participants au 2e festival

- Namgyal Lhamo
Namgyal Lhamo
Née en 1956 dans le nord-est du Népal, Namgyal Lhamo a rejoint dès l’âge de dix ans, le TIPA à Dharamsala. Durant 14 ans, elle suivra le cycle normal d’études classiques dans les domaines de la musique, de la danse, des chants et de l’opéra tibétains avant de former les élèves du même Institut. Depuis son installation aux Pays-Bas en 1980, Namgyal Lhamo intensifie ses activités en recueillant les anciennes traditions folkloriques tibétaines mais également en composant des chansons et des musiques. Reconnue pour sa maîtrise dans les domaines du chant, de la musique et de la danse, elle participe à diverses manifestations culturelles en Asie, en Australie, aux Etats-unis et en Europe. Elle a notamment participé au tournage du film « 7 ans au Tibet » réalisé par Jean-Jacques Annaud.
Les Singhini Productions
La compagnie est constituée de quatre musiciens et trois danseurs : Manose Singh (flûte bansuri), Atul Prasad Gautam et Bidur Rajkarnikar (tabla et percussions néwar), Shyam Nepali (vièle sarangi), Manik Bajracharya (danseur), Apsara Sapkota et Sati Devi Sharma (danseuses). Ces artistes partagent leurs activités entre l’enseignement, les productions radiophoniques et discographiques et les prestations en concert.

- Les Singhini Productions
Individuellement ou en formations ils sont les ambassadeurs privilégiés de la musique et de la danse népalaise à l’étranger. Ils sont régulièrement invités dans de nombreux festivals internationaux, tant en Europe (Festival d’Ile de France, Festival des Musiques traditionnelles de Berlin, Festival asiatique de Bâle, Settembre Musica de Turin...), qu’aux États Unis (California’s Strawberry festival) ou en Asie (Japon, Thailande, Inde, Chine). Assistante du dieu néwar de la musique et de la danse, Nasahdyo, Singhini manie le tambour-sablier damaru, symbole de la « parole » inspirée, frappe le tambour tri-face kwotah, dont la sonorité résonne dans les trois mondes et brandit l’étendard khatanga, représentant les émotions fondamentales.

- Paban Das Baul
Les Bauls de Bengal
Qui sont les Bauls ? Chanteurs mystiques, moines errants, les Bauls colportent à travers leurs chants une connaissance essentiellement philosophique, synthétisant les traditions bouddhistes, vishnouites et soufis. On peut les comparer aux « trouvères » du Moyen Age occidental et aux « asik » d’Anatolie. Vêtus de robes de toutes les couleurs, leurs instruments sont simples. Ils vont de villages en villages prêchant l’amour. Ils n’ont ni maître, ni ordre, et n’obéissent à rien. Aucun des sentiments humain n’a d’emprise sur eux. « Je me réjouis de mon propre amour, parce qu’en amour il n’y a que l’union qui compte. Aussi pour chacun et pour tous je me réjouis dans le chant et la danse ».
Paban Das Baul est né dans le village de Mohammedpur dans le département de Murshidabad au Bengale, terre d’une population qui incarne l’esprit de syncrétisme entre les traditions tantriques, vishnouite, musulmane et bouddhiste. Depuis son enfance, il est renommé pour la beauté de ses chants et son génie d’improvisation en percussion. Gour Khan est célèbre en tant que grand maître Baul. Personnage subversif, à la fois ange et diable, il a été pris pour le Christ noir lors d’une randonnée dans la campagne polonaise pendant un atelier de théâtre avec Jerker Grotowski. Ils seront accompagnés par Nimai Goswami, maître luthiste, Kalipada Adhi kari, percussionniste et Mimlu Sen, qui jouera des kartalas et de l’ektara, traduira les paroles et est responsable du groupe.

- Tenzin Gönpo
Tenzin Gönpo
Musicien et chanteur tibétain, Tenzin Gönpo est né à Lhodrak au Tibet, en 1955. A l’âge de 12 ans, il entre au TIPA à Dharamsala en Inde du Nord. Il y étudie pendant vingt ans et devient un éminent représentant de la musique profane et sacrée du Tibet. Il joue aussi de plusieurs instruments de musique. Professeur du TIPA depuis 1978, il enseigne aux étudiants et aux artistes de l’Institut ainsi qu’aux étudiants occidentaux les arts traditionnels tibétains, musique, danse et chorégraphie. Arrivé en France il y a une dizaine d’années, il est l’un des très rares Tibétains à vivre de ses talents d’artiste. En juillet 1999, Tenzin Gönpo a réalisé un premier CD, intitulé « In Memory of Tibet ».
Centre Kagyu Dzong
Fondé en 1974, par le Vénérable Kalou Rinpotché, le centre est constitué d’un temple de style tibétain, construit en 1983 dans le Bois de Vincennes à Paris. Lama Gyourmé, originaire du Bhoutan, dirige ce centre et ainsi que celui de Vajradhara Ling en Normandie. Maître du chant religieux (tibétain : oumdzé) du monastère de Sonada en Inde du nord, Lama Gyourmé a réalisé deux CD avec le musicien Jean-Philippe Rykiel : « Souhaits pour l’Eveil » et « Rain of Blessings : Vajra Chants ».
Ugyen Choephell
Art traditionnel tibétain
Ugyen Choephell est né dans un camp de réfugiés tibétain dans l’Himalaya à la frontière entre l’Inde et le Tibet. En 1959, ses parents se sont enfuis à pied à travers l’Himalaya, après la « Libération du Tibet » par la Chine.

- Ugyen Choephell
Après un enseignement classique, Ugyen, fut admis à la Bibliothèque des Archives et Ouvrages Tibétains à Dharamsala, au nord de l’Inde, où il étudia la peinture de Thangka durant six ans sous l’enseignement du Vénérable Sangye Yeshe. Pendant les trois premières années, ils étudièrent uniquement la technique du dessin à main levée. Diplômé en 1989, Ugyen a maintenant 12 années d’expérience grâce au travail qu’il a entrepris pour des monastères et pour le bureau de Sa Sainteté le Dalaï-Lama. En 1997, Ugyen a réalisé plusieurs expositions de Thangka à Dharamsala et New-Delhi. En 1999 Ugyen a exposé à Varsovie en Pologne. En 1998, il a rejoint sa famille au Royaume Uni, où il expose dans deux galeries du pays de Galles, et continue de peindre chez lui.
Dorje Sangpo
Né en 1954 à Purang au Tibet, il a passé une grande partie de sa jeunesse à Mundgod (Inde), où sa famille s’est réfugiée en 1969. Passionné par l’art tibétain, il étudie les peintures des tangkas à Dharamsala pendant 8 ans.
Dorje Sangpo a déjà derrière lui une carrière riche et diversifiée. Il a réalisé des tangkas pour le Dalaï-Lama et des peintures murales pour des monastères tibétains en Inde.

- Réalisation d’un mandala de sable par Dorje Sangpo
Il a restauré quelques tangkas pour la Fondation Alexandra David Néel à Digne et travaillé à créer des motifs pour le textile à Lyon. Depuis 1975, il expose dans différentes villes européennes. Aujourd’hui il vit à Paris.