Après les JO, les Tibétains et leurs partisans déterminés à poursuivre la lutte

mercredi 10 septembre 2008 par Rédaction

Le 24 août 2008, jour de clôture des Jeux olympiques, plusieurs centaines de Tibétains et de nombreux partisans se sont réunis à Dharamsala, en communion avec tous les manifestants pro-tibétains du monde entier, pour s’élever contre la violente répression conduite par les autorités chinoises envers les Tibétains au Tibet, sans trêve depuis le 10 mars 2008.
L’invitée d’honneur de cet événement était Madame Adhe Tapontsang (surnommée "Ama Adhe" - Mère Adhe) [1], une ancienne prisonnière politique tibétaine qui a dû supporter 27 années de prison et de camp de travail chinois après son arrestation en 1958.
Autres invitées de marque, témoignant elles aussi devant l’assistance, Mesdames Rigzin Choenyi [2] et Lhundup Sangmo, deux anciennes prisonnières politiques, du célèbre groupe des "14 nonnes de Drapchi". Elles ont subi respectivement 12 et 9 années d’emprisonnement dans les geôles chinoises.

- "Nous demandons expressément à la communauté internationale, et en particulier aux medias, de ne pas détourner leur attention de la Chine une fois les Olympiades terminées à Pékin. Il est en effet à craindre que les autorités chinoises répriment encore plus brutalement les Tibétains après les JO", mettait en garde Tenzin Choeying, directeur national de l’ONG tibétaine "Students for a Free Tibet - Inde".
- "Les Tibétains et leurs partisans du monde entier sont très inquiets pour les milliers de Tibétains arrêtés et pour ceux portés disparus depuis mars 2008. Nous insistons auprès des gouvernements de tous les pays pour qu’ils pressent la Chine de libérer tous les prisonniers politiques", ajoutait-il.

Les autorités chinoises ont tenté d’annihiler toutes les voix discordantes avant et pendant les Jeux olympiques. Mais, grâce aux nombreux mouvements de protestation en plein Pékin et partout dans le monde, les Tibétains et leurs supporters ont réussi à contrer efficacement et de manière continue la propagande du régime chinois.
- "Les Tibétains et leurs amis à travers le monde ont réussi à saper les velléités de la Chine de recueillir l’assentiment de la planète entière. Par leur sévère traitement des manifestants et des journalistes étrangers à Pékin, les autorités chinoises ont montré là encore leur vrai visage au reste du monde", disait Chime Youngdrung, président du parti politique tibétain "National Democratic Party of Tibet".
- "La fin des Jeux olympiques de Pékin donne le signal d’une mobilisation toujours plus forte du peuple tibétain. Nous poursuivons notre combat contre les injustices commises envers les Tibétains au Tibet", affirmait C. Youngdrung.

Source : Tibetan People’s Uprising Movement, 24 août 2008

[1] Ama Adhe est l’auteur d’un livre : "Voix de la Mémoire. Du Tibet libre à l’exil".
Editions Dangles, février 1999, 304 pages, 20 €.
ISBN : 2703304900 (épuisé en livre neuf)
Le témoignage d’un personnage exceptionnel sur son parcours de souffrance et de résistance à l’occupation chinoise. Khampa, née en 1932, Ama Adhe retrace son enfance heureuse dans sa famille, semi nomade, pénétrée de bouddhisme. Puis vient l’invasion chinoise, la mort de son mari, la résistance, l’arrestation en 1958 et la torture dont elle porte encore les traces. Son calvaire durera 27 ans, à travers huit camps de rééducation. Libérée en 1985, elle s’enfuit pour rejoindre le Dalaï Lama à Dharamsala.

[2] Voir cette courte biographie de Rigzin Choenyi publiée sur Tibet info en 1997


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