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Comment répondre à la haine ?

mardi 24 février 2009 par Jean-Paul Ribes

Véritables appels au meurtre, les déclarations haineuses à l’égard des Tibétains et de leurs amis se multiplient dans les médias officiels chinois, à la veille d’une période considérée comme à haut risque.
"Lutte à mort contre le Dalaï Lama et ses partisans" peut on lire ici, "il faut écraser les séparatistes", proclame-t-on ailleurs. [1] Et de joindre le geste à la parole. Les provocations, intimidations et hélas arrestations se multiplient. A Lhassa, les troupes de la police armée traversent chaque jour la ville au pas de gymnastique et, plus discrètement, surveillent chaque carrefour.
Dans la région de Lithang [2], des observateurs ont pu remarquer que les troupes "avaient le doigt sur la gâchette" en prévision d’éventuels mouvements populaires.
Côté provocation, c’est à un Losar [3] contre son gré que les autorités s’efforcent de contraindre la population, criminalisant ceux qui préfèrent consacrer cette journée à la concentration et au souvenir. Nul ne sait ni ne peut affirmer comment il réagirait dans de telles circonstances.
A côté de notre solidarité traditionnelle, dont l’expression la plus voyante seront les manifestations qui se dérouleront aux environs du 10 mars à Paris et en province, c’est aussi à un travail d’explication et de dialogue avec les Chinois de bonne volonté que nous devons consacrer nos efforts, comme nous l’a demandé Sa Sainteté le Dalaï Lama lors de sa dernière visite en France.
Encourager partout des rencontres amicales, allant dans la perspective d’une association d’amitié sino-tibétaine, comme il vient de s’en constituer une au Japon, c’est une des réponses que nous pouvons fournir à la haine.
Un récent article, publié dans la presse de Hong Kong, remarquait le nombre sans cesse croissant de bouddhistes chinois adoptant la tradition tibétaine et reconnaissant l’autorité spirituelle du Dalaï Lama. Devant le risque d’utiliser la haine à l’égard des Tibétains comme dérivatif aux mécontentements de la population chinoise devant la corruption et les inégalités croissantes, rendues encore plus visibles par la crise mondiale, il nous faut au contraire affirmer que justice et respect pour l’identité tibétaine sont plus que jamais à l’ordre du jour.
En convaincre les politiques n’est pas inutile, loin de là, mais le vrai combat, celui qui se mène chaque jour, sur le terrain, c’est celui qui consiste à donner des moyens de s’exprimer pacifiquement à l’esprit de résistance du peuple tibétain, à le rendre contagieux, actif et efficace dans la population chinoise. Cela s’appelle préparer un bon avenir dans un présent exécrable.
Jean Paul Ribes


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