Davantage de journalistes étrangers en Corée du Nord qu’au Tibet

dimanche 24 août 2014 par Rédaction , Monique Dorizon

En tous points, la Chine est beaucoup plus ouverte que la Corée du Nord, sauf quand il s’agit de l’accès au Tibet. Coupé du reste du monde depuis que le plateau tibétain a été secoué par une vague de protestations contre la domination chinoise en mars-avril 2008, ce territoire est aujourd’hui encore plus inaccessible que le royaume ermite de la dynastie des Kim, selon un blog mentionné sur le site Web du Washington Post, le 17 décembre 2013.

"Il y a davantage de journalistes étrangers en Corée du Nord qu’il n’y en a au Tibet", a affirmé Carole McGranahan, Professeure de l’Université du Colorado à Boulder, lors d’une conférence à l’Université de Yale.
Pour le monde extérieur, le quasi total isolement du Tibet rend extrêmement difficile la vision ou la compréhension de ce qui se passe là-bas [1]. Notant cela, Carole McGranahan dit que la domination chinoise au Tibet peut être scandaleusement dure, de même que les efforts en cours pour assimiler le peuple tibétain et la culture au reste de la République populaire de Chine.
Pour un anthropologue comme elle, qui veut étudier le Tibet, simplement obtenir de l’information, que ce soit par des voyages ou en appelant des amis là-bas, est rendu impossible. Dans la plupart des régions de Chine, ces temps-ci, un journaliste est beaucoup plus libre qu’en Corée du Nord, l’Associated Press ayant malgré tout un petit bureau à Pyongyang, qui, même si il n’y a rien d’autre, produit au moins un très grand nombre de très bonnes photos de la vie en Corée du Nord. Mais cela n’a rien à voir avec la présence de médias étrangers au Tibet, note l’article du blog.

"Il y a eu une poignée, une très petite poignée, de journalistes qui ont réussi à entrer et faire quelques articles (au Tibet)", dit Carole McGranahan. "Mais en général, il y a plus de journalistes étrangers en ce moment en Corée du Nord qu’il n’y en a au Tibet".
Les seuls journalistes étrangers officiellement autorisés au Tibet au cours des dernières années ont été ceux encadrés dans des groupes bien tenus en laisse, pour des reportages officiellement orchestrés.

Source : Tibetan Review, 19 décembre 2013. (Source de l’article en ligne déplacé ou supprimé)

NB Publié avec beaucoup de retard. Veuillez nous en excuser, mais il nous a semblé important de conserver cette information en ligne.

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