Nicolas Sarkozy "ne renoncera pas aux valeurs européennes"

vendredi 12 décembre 2008 par Rédaction

Le président français Nicolas Sarkozy, dont les relations avec Pékin se sont tendues depuis sa rencontre avec le Dalaï Lama, a assuré le 12 décembre 2008 qu’il retrouverait "les moyens de dialoguer sereinement avec la Chine", mais "pas au prix de renier nos propres valeurs européennes".
"Ce n’est pas avoir de bonnes ou de mauvaises relations avec un partenaire que de se laisser dicter sa conduite", a ajouté M. Sarkozy lors de la conférence de presse de clôture du sommet européen à Bruxelles.
"C’est pas des amis qui se dictent la conduite, c’est des vassaux", a-t-il ajouté. "L’idée que je me fais de l’Europe, c’est une Europe libre, indépendante, défendant ses valeurs", a-t-il continué.
"La règle que je me pose, c’est de réagir à tout ça avec beaucoup de calme et beaucoup de sérénité", a-t-il encore indiqué.

La rencontre qu’a eue le 6 décembre le président français avec le leader spirituel tibétain a déclenché les foudres de Pékin, qui avait décidé avant même la rencontre d’annuler un sommet UE-Chine prévu le 1er décembre en France.
La Chine, qui se dit blessée et atteinte dans sa dignité, n’a toujours pas décoléré près d’une semaine après cette rencontre, et le président Sarkozy est toujours la cible de virulentes attaques dans la presse et sur l’internet. Dès le 7 décembre, la Chine avait exprimé sa colère en convoquant l’ambassadeur de France pour lui faire part de sa "vive protestation".
Ce même jour, le Dalaï Lama avait félicité Nicolas Sarkozy pour sa fidélité aux principes qu’il avait manifestée, selon lui, en le rencontrant en Pologne malgré la grogne de Pékin.
- "Les bonnes relations, les relations amicales avec la Chine sont très, très importantes. Mais cela ne veut pas dire que l’on peut oublier les principes".
Le président français "a manifesté sa préoccupation pour le Tibet et j’apprécie le fait qu’il soit resté ferme, malgré certaines complications, car c’est la bonne voie", a déclaré le Dalaï Lama.
- "La Chine ne devrait pas être isolée. La Chine doit avoir sa place au sein de la communauté internationale. Dans le domaine de l’économie, les Chinois veulent eux-mêmes rejoindre la communauté internationale, et le monde libre a maintenant la responsabilité morale de conduire la Chine vers le courant principal de la démocratie", a déclaré le Dalaï Lama.
- "J’ai dit au président (Sarkozy) que, selon notre expérience antérieure, il y a beaucoup de mots durs avant la rencontre, mais après les choses finissent par s’arranger. En tout cas, la Chine a besoin de l’Europe et l’avenir de l’Europe ne dépend pas entièrement de la Chine", a-t-il ajouté.

Avant la rencontre à Gdansk, M. Sarkozy avait déclaré : "En tant que président du Conseil européen, je porte des valeurs, des convictions. C’était mon devoir de le faire, je le fais bien volontiers".

Source : AFP du 7 au 12 décembre 2008


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