Réactions au Tibet, en Inde et dans le monde

lundi 1er janvier 1996 par Webmestre

Réactions au Tibet et en Inde

Au Tibet

Dès le 30 novembre 1995, en dépit de l’imposition du couvre-feu, les Tibétains ont manifesté de façon sporadique dans les trois villes de Lhassa, Shigatsé et Chamdo. Des affiches sont également apparues sur les murs de ces villes dénonçant la manoeuvre des Chinois.

En Inde

Les Tibétains en exil ont dénoncé la « farce » chinoise ; telle que l’a qualifiée un communiqué de l’Union de la Jeunesse Tibétaine (TYC). Des manifestations ont eu lieu à Delhi aux abords de l’ambassade de Chine.
Le 2 décembre 1995, le Dalaï Lama a adressé une lettre à la Commission des Droits de l’Homme de l’O.N.U. lui demandant d’intervenir pour assurer la sécurité et la liberté du jeune Panchen Lama.
Dans un « appel urgent », le gouvernement tibétain demande à toutes les ONG (Organisations Non Gouvernementales) et associations de soutien au Tibet d’intervenir auprès de leurs gouvernements, des autorités chinoises et de la Commission des Droits de l’Homme de l’O.N.U.

Réactions dans le monde

Australie. 30 novembre 1995. Le Sénat australien a voté une résolution « constatant l’annonce par la Chine de la sélection d’un nouveau Panchen Lama dans l’intention de contredire le choix fait par le Dalaï Lama il y a 6 mois - regrette que l’action de la Chine constitue une nouvelle érosion du principe international de liberté religieuse.

- exprime son soutien au candidat reconnu par S.S. le Dalaï Lama comme étant le seul Panchen Lama légitime
- exige que la Chine respecte les souhaits du peuple tibétain en soutenant le Panchen Lama reconnu par le Dalaï Lama »

Paris. 1er décembre 1995. Réaction des parlementaires français « Au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, y compris dans le libre exercice de leur culture et de leur religion, le Groupe d’Etudes Parlementaire sur les Problèmes du Tibet de l’Assemblée Nationale et l’Association d’Amitiés Parlementaires pour le Tibet du Sénat, qui représentent environ 200 députés et sénateurs souhaitent élever une protestation indignée contre la brutalité politico-religieuse de la désignation organisée par les autorités chinoises d’un nouveau successeur au Xème Panchen Lama.
Au terme des rituels religieux traditionnels du bouddhisme tibétain, Sa Sainteté le Dalaï Lama avait reconnu en mai dernier Gendun Choekyi Nyima, un jeune enfant de six ans, comme étant le successeur du Xème Panchen Lama, seconde autorité religieuse du Tibet, décédé en 1989.
Le jeune enfant et sa famille avaient alors aussitôt "disparu" tandis que, refusant ce choix, les autorités de la République Populaire de Chine mettaient en oeuvre une procédure de désignation d’un autre candidat.
Aujourd’hui, un deuxième enfant de six ans vient d’être désigné par tirage au sort comme le successeur officiellement reconnu par les Chinois du Xème Panchen Lama. On peut penser que la communauté tibétaine dans son entier ne pourra jamais accepter sincèrement le candidat des Chinois. Ainsi, au-delà de l’intervention de l’Etat chinois dans une procédure purement spirituelle, c’est tout l’avenir politique du Tibet qui est en jeu.
Conscients des graves conséquences qu’emportent, pour la survie même d’une nation, d’un peuple et d’une culture, les atteintes incessantes à la liberté religieuse et aux droits fondamentaux de l’homme au Tibet, les 200 députés et sénateurs du Groupe d’Etudes "Tibet" et de l’Association des Amitiés Parlementaires pour le Tibet dénoncent à nouveau solennellement la mainmise de la République Populaire de Chine sur ce pays.
Par ailleurs, considérant que l’enfant Gendun Choekyi Nyima est devenu de facto le plus jeune prisonnier politique du monde, les parlementaires annoncent l’organisation sous leur égide, le 6 mars prochain, d’un colloque sur les enfants tibétains. Mais d’ores et déjà, de la même manière qu’une centaine de villes de France parrainent des prisonniers d’opinion tibétains, les 200 parlementaires décident de parrainer l’enfant Gendun Choekyi Nyima et enverront à cet effet un courrier aux plus hautes autorités de la République Populaire de Chine. »
Louis de Broissia, Député, Pdt du Grp d’Etudes Tibet de l’Assemblée Nation. Claude Huriet, Sénateur, Pdt de l’Ass. des Amitiés Parlementaires pour le Tibet du Sénat.
Source : Groupe Parlementaire « Problèmes du Tibet »

Washington. Le 1er décembre 1995, Amnesty International USA s’adresse au Vice-Président Al Gore pour lui demander d’obtenir de Pékin des précisions sur l’endroit où se trouve Gendun Choekyi Nyima. « Ce petit enfant ne doit pas servir d’ôtage dans la volonté des Chinois de contrôler le peuple tibétain. Le gouvernement américain doit savoir où il est et obtenir l’assurance qu’il puisse vivre en paix » a déclaré le représentant d’Amnesty.

Bruxelles. Le 1er décembre 1995. Reprenant les termes du communiqué du Comité de Soutien au Peuple Tibétain, Madame Marie-Adelaïde Aglietta, Député du Parlement Européen, demande l’intervention de l’Union Européenne pour assurer la sécurité et la liberté de Gendun Choelyi Nyima.

Source : WTNN. Traduction : 36 15 Tibet Info


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