Washington retire la Chine de sa liste noire des Droits de l’Homme

mercredi 12 mars 2008 par Rédaction , Monique Dorizon

La Chine ne figure désormais plus sur la liste américaine des pires violateurs des Droits de l’Homme, tout en notant que le régime chinois continue à "harceler", "emprisonner" et "torturer".

La Chine, mentionnée en 2007 et en 2005 sur la liste des "pires violateurs systématiques des Droits de l’Homme dans le monde", est passée au rang de "pays autoritaire en pleine réforme économique ayant vécu des changements sociaux rapides mais n’ayant pas procédé à des réformes politiques et continuant à nier à ses citoyens les Droits de l’Homme et les libertés fondamentales basiques".
"Ce rapport est rédigé avec l’espoir qu’aucune partie du monde n’est condamnée à perpétuité à la tyrannie", a déclaré la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, en présentant ce rapport.
Le rapport souligne que le bilan du régime chinois en 2007 est resté "mauvais", faisant état de cas de torture et de contrôle abusif des naissances mais note que le gouvernement a procédé à "plusieurs réformes importantes", notamment l’examen par le parlement chinois de certains aspects de la législation sur la peine de mort.
" Le gouvernement a continué à surveiller, harceler, détenir, arrêter et emprisonner des journalistes, des écrivains, des activistes et des avocats ainsi que leurs familles, qui cherchaient pour la plupart à exercer des droits prévus dans la loi ", ajoute le rapport.
Le département d’Etat a cherché à minimiser la signification de ce retrait du régime chinois de la liste des "pires violateurs" des droits de l’Homme à quelques mois des Jeux Olympiques.
"Cette liste n’a aucune valeur statutaire", a souligné Tom Casey, un porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères. L’inscription d’un pays sur la liste des pays soutenant le terrorisme entraîne par exemple des sanctions américaines.
"Cette année, la décision a été prise de souligner le fait que bien que la Chine ait enregistré tous ces progrès économiques, nous n’avons vu aucun progrès sur les réformes politiques", a précisé une autre porte-parole du département d’Etat ayant requis l’anonymat.
"Cela nous a paru le bon moment pour faire cela", a-t-elle ajouté, niant tout rapport avec la tenue des Jeux Olympiques en août à Pékin.

Pour Sophie Richardson, de l’organisation Human Right Watch, "ce qui nous importe, c’est (de savoir) si les rapports du département d’Etat sont complets et suffisamment critiques concernant l’éventail complet des violations des Droits de l’Homme". Si cette décision "signifie que le département d’Etat acorde moins d’attention aux violations chroniques des Droits de l’Homme en Chine, oui, cela est un problème", a-t-elle ajouté. "La décision de Washington survient au plus mauvais moment, alors que la situation se dégrade avant les JO", a déploré de son côté Reporters sans frontières à Washington. "C’est un coup de poignard dans le dos des organisations qui militent pour des améliorations dans le domaine des Droits de l’Homme", a estimé RSF.

Source : AFP, 12 mars 2008


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