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De profonds changements sur Tibet Info !Après une année particulièrement peu active sur Tibet Info, un nouveau site est maintenant disponible. Ce site est basé sur une technologie plus moderne (base de données PHP), pourra être mis à jour par différentes personnes, et devrait bénéficier d'un nombre accru de rédacteurs, soulageant ainsi les 2 co-webmestres du site ! Le nouveau site est désormais en ligne et l'ancien (cette page et le sommaire ci-dessus) reste accessible pour des raisons évidentes d'historique. Il faudra certainement du temps pour que tout le contenu du site ancien puisse être basculé sur le nouveau. Les deux sites devront donc cohabiter pendant quelque temps, avec bien sûr de plus en plus de "doublons"... Si vous avez du temps disponible, et quelques connaissances - même basiques - de la mise à jour d'un site en PHP, nous accueillerons volontiers toute bonne volonté pour nous aider à faire migrer l'ancien site vers le nouveau ! Contacter pour cela Redaction@tibet-info.net en indiquant comme sujet du mail "volontaire migration Tibet Info".Ajouté le lundi 2 octobre 2006 par Tibet info. Haut de la page
Retour d’une délégation sénatoriale du TibetPour la première fois, une délégation du groupe d’information sur le Tibet du Sénat s’est rendue du 21 au 31 août à Pékin et au Tibet, à l’invitation des autorités chinoises.
Les sénateurs, conduits par leur président Louis de Broissia (UMP – Côte d’Or), ont rencontré des membres de l’Assemblée populaire nationale et de l’Assemblée populaire de la Région Autonome du Tibet.
Tout en reconnaissant la réalité du développement économique du Tibet depuis sa « libération pacifique » par l’armée chinoise en 1950, les sénateurs pointent la persistance d’un problème tibétain qui préoccupe les opinions publiques en Occident. Lors des entretiens, ils ont évoqué l’existence des 140.000 Tibétains exilés à l’étranger, ainsi que la situation des prisonniers d’opinion tibétains. Leurs interlocuteurs ont indiqué que le XIème Panchen Lama, reconnu en 1995 par le Dalaï Lama et enlevé depuis par les autorités chinoises, serait bientôt autorisé à s’exprimer publiquement. Les sénateurs forment le vœu que les discussions engagées entre le Dalaï Lama et le gouvernement chinois puissent déboucher sur un accord avant les Jeux Olympiques de Pékin en 2008.
Source : communique de presse du 6 septembre 2006 de Louis de Broissia, Président du Groupe d'information sur le TibetAjouté le dimanche 10 septembre 2006 par webmestre Haut de la page
Le Parlement européen épingle la Chine sur les droits de l'hommeLe Parlement européen a exprimé le jeudi 7 septembre à Strasbourg ses préoccupations concernant les droits de l'homme en Chine à la veille d'un sommet entre la Chine et l'UE le 9 septembre à Helsinki. Dans une résolution adoptée à une large majorité, les eurodéputés regrettent que le renforcement des relations commerciales avec la Chine ne se soit pas traduit par des progrès significatifs dans le domaine de la démocratie, des droits de l'homme et de l'Etat de droit. Ils déclarent que la modernisation socio-économique rapide de la Chine doit s'accompagner du "nécessaire pluralisme politique" et regrettent "l'absence de progrès" concernant la libération des détenus politiques. Les parlementaires demandent instamment à Pékin d'abolir la peine de mort et de proclamer un moratoire effectif pour les personnes condamnées. Ils se déclarent profondément préoccupés par des violations graves des droits de l'homme dans le région tibétaine, allant de tortures à la répression de la liberté religieuse. La résolution condamne la détention et les tortures infligées aux membres du Falun Gong dans les prisons et les camps de rééducation ainsi que dans les hôpitaux psychiatriques. Elle demande que Pékin "s'abstienne de réglementer les cultes". Le texte dénonce aussi les violations des droits des femmes conséquences de l'imposition forcée de la politique de planification familiale. Il attire l'attention sur "le problème croissant du travail des enfants".
Source : A.F.P., 7 septembre 06
Ajouté le dimanche 10 septembre 2006 par webmestre Haut de la page
Phuntsok Nyidron est arrivée le 15 mars à San Francisco.Phuntsok Nyidron, arrêtée le 14 octobre 1989, avait été condamnée à 9 ans de prison pour avoir protesté pacifiquement contre la loi chinoise puis à 9 ans supplémentaires en septembre 1993 pour, cette fois, avoir participé avec 13 autres nonnes à l'enregistrement de chants sur leur vie en prison et leurs espoirs pour le Tibet. Elle avait été libérée le 26 février 2004 après une réduction de peine. Depuis, elle devait rester chez elle, à Lhassa, sous haute surveillance. Un passeport lui avait été refusé. En août dernier, une délégation de la Commission américaine pour la liberté religieuse avait été autorisée à la rencontrer et avait donné de ses nouvelles. Celles-ci étaient inquiétantes, tant sur le plan de la santé que de la surveillance constante supportée par Phuntsok Nyidron au quotidien. Plus de deux ans après sa libération de la prison de Drapchi, Phuntsok Nyidron est arrivée le 15 mars 2006 aux Etats-Unis. Pendant le vol, elle était accompagnée d'un fonctionnaire de l'ambassade des Etats-Unis. A son arrivée à l'aéroport, une rencontre pleine d'émotion a eu lieu avec Ngawang Sangdrol, son ancienne compagne de cellule à Drapchi, qui vit maintenant aux Etats-Unis. Ceci semble être un geste de la part des autorités chinoises à quelques jours de la rencontre entre le Président chinois Hu Jintao et le président Bush les 19 et 20 avril prochain, mais aussi un mois après la 5ème rencontre entre les représentants du Dalaï lama et les autorités chinoises. Depuis mars 2003, Phuntsok Nyidron avait fait l'objet d'une intervention et de plusieurs actions urgentes de Tibet Lib Merci à vous, qui êtes constamment intervenus en sa faveur. Source : Tibet Lib, International Campaign for Tibet, et A.F.P., 15 mars 06Ajouté le mercredi 15 mars 2006 par Tibet info. Haut de la page
Le Tibet à Paris, mars 2006Pour la première fois, le 10 mars 2006, le drapeau tibétain a été hissé sur le siège du Conseil Régional d'Ile-de-France à Paris, en présence de son Président Jean-Paul Huchon, ainsi que sur la Mairie de Paris, ces deux événements faisant suite aux résolutions très largement adoptées par le Conseil Régional et le Conseil Municipal concernés. Au Conseil Régional, c'est le groupe des Verts, mené par Jean-Marc Brulé, présent lors de toutes les manifestations du week-end, et Alain Amedro, qui a pris l'initiative. A Paris, c'est le député et conseiller du XII° arrondissemeent qui a convaincu son groupe d'agir en faveur du peuple tibétain.
  (Positionner votre souris sur les photos pour en voir la légende) Le 12 mars, une manifestation a rassemblé plusieurs centaines de personnes place du Trocadéro à Paris pour commémorer le soulèvement national du peuple tibétain.
Le député Patrick Bloche, Vice-Président de l'Assemblée Nationale ainsi que du Groupe Tibet au sein de cette Assemblée, a lu un message de Lionnel Luca repris ci-dessous :
Chers amis, Le groupe d'études sur le Tibet de l'Assemblée Nationale soutient la juste cause du peuple tibétain et de son chef spirituel, le Dalaï-Lama, dans sa revendication d'un dialogue avec les autorités chinoises et d'une autonomie pour le Tibet.
Il n'appartient pas à notre groupe qui rassemble les formations politiques de l'UMP, du PS et de l'UDF d'intervenir dans les relations diplomatiques entre Etats, et notamment entre la France et la Chine, mais notre devoir de parlementaires français, héritiers de ceux qui ont voté la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, est d'être aux côtés de ceux qui subissent la dictature, et non de ceux qui la pratiquent.
En 2005, 12 députés UMP, UDF et PS se sont rendus à Dharamsala pour soutenir leurs collègues tibétains alors réunis pour le vote du budget. Les rencontres avec le Dalaï-Lama et le 1er ministre ont permis d'appréhender la situation du Tibet, les risques encourus par votre peuple... A notre retour, en tant que président du groupe d'études, j'ai posé une question d'actualité au ministre des affaires étrangères pour demander l'intervention du gouvernement français pour favoriser les rencontres entre les autorités tibétaines et chinoises.
En 2006, nous continuerons à intervenir en faveur du Tibet, car le risque est grand d'oublier le Tibet derrière l'écran de fumée du développement économique chinois. Plus que jamais, nous devons multiplier les actions qui rappellent que les Tibétains continuent de souffrir de l'occupation chinoise et sont aujourd'hui les victimes d'une folklorisation insidieuse visant à faire disparaître la culture tibétaine.
Voilà pourquoi avec nos collègues sénateurs nous souhaitons aller à Lhassa pour défendre les droits de l'homme au Tibet et en Chine. Parce que la cause du peuple tibétain est juste, Parce que la cause du peuple tibétain est non-violente, Parce que le Dalaï-Lama, Prix Nobel de la Paix, incarne la conscience morale de l'humanité, Nous savons que la liberté l'emportera tôt ou tard, et que la victoire est toujours du côté de ceux qui résistent et non de ceux qui collaborent.
Vive le peuple tibétain, et vive l'amitié franco-tibétaine !
Lionnel LUCA, Député des Alpes-Maritimes Président du groupe d'études sur le problème du TibetAjouté le dimanche 12 mars 2006 par Tibet info. Haut de la page
Message de Sa Sainteté le Dalaï-Lama à l'occasion du 47ème anniversaire du soulèvement national tibétainAujourd'hui, alors que nous commémorons le 47ème anniversaire du soulèvement national tibétain, j'adresse mes vœux chaleureux à mes compatriotes au Tibet et en exil, ainsi qu'à nos amis du monde entier. Je rends hommage aux femmes et aux hommes courageux qui, au Tibet, ont sacrifié leur vie et qui continuent à souffrir pour la cause du peuple tibétain. Depuis 1949, le Tibet a été témoin d'événements sans précédent, qui ont marqué le début d'une nouvelle ère de son histoire. Comme il est inscrit dans les textes, la question du Tibet a été, en principe, réglée en 1951 par un accord entre le gouvernement central et le gouvernement local, qui tenait compte du statut spécial du Tibet ainsi que de la situation sur le terrain. Depuis, j'ai fait tout mon possible pour assurer la mise en place d'une politique qui permettrait aux Tibétains de s'auto gouverner et de jouir d'une autonomie réelle dans le cadre de la République Populaire de Chine. Cela pourrait créer des conditions favorables à une coexistence harmonieuse et à l'unité, faisant de nous des membres de la grande famille qu'est la nation chinoise. En 1954-55, je me suis rendu à Pékin en tant que représentant du peuple tibétain et j'ai eu l'occasion de m'entretenir sur l'avenir avec le Président Mao Tsétoung et de hauts dirigeants du parti, du gouvernement et de l'armée. De ces échanges sortirent beaucoup d'espoir et de promesses. Je suis donc retourné au Tibet avec optimisme et confiance. Néanmoins, à la fin de 1955, des excès ultra-gauchistes se produisirent dans quelques régions du Tibet. Et, de fil en aiguille, en 1959, c'est le Tibet tout entier qui se trouva plongé dans une crise profonde. En conséquence, accompagné de plus d'une centaine de milliers de Tibétains, je fus contraint de partir pour un exil qui dure depuis 46 ans à ce jour. En 1974, nous avons jeté les bases de notre approche de la Voie Médiane pour trouver une solution à la question tibétaine. Nous étions certains que le temps viendrait d'une négociation avec le gouvernement chinois. Lorsque des contacts directs avec le gouvernement de Pékin furent établis en 1979, Deng Xiaoping déclara "qu'à l'exception de l'indépendance, tous les problèmes pourraient trouver une solution par la négociation". Depuis lors, j'ai poursuivi la politique de la Voie Médiane avec constance et en toute sincérité. J'ai bien sûr émis des critiques lorsque des incidents intolérables se sont produits, en Chine, au Tibet et dans le monde, mais ces critiques restaient limitées aux cas particuliers auxquels elles s'adressaient. Je ne me suis jamais, à aucun moment et en aucune circonstance, départi de mon approche de la Voie Médiane. Malheureusement, Pékin semble incapable de surmonter ses doutes et ses suspicions sur mes intentions et continue à m'accuser de nourrir un projet séparatiste dissimulé et de fomenter des complots pour le réaliser. Depuis la reprise des contacts directs avec la République Populaire de Chine en 2002, mes représentants et leurs interlocuteurs chinois ont tenu une série de réunions au cours desquelles ils ont pu avoir des discussions franches et sérieuses, permettant de nombreuses clarifications réciproques. Cela, nous l'espérons, devrait écarter les doutes et les suspicions de la République Populaire de Chine à notre égard. Une solution mutuellement acceptable pourrait ainsi voir le jour pour résoudre progressivement toutes nos divergences grâce au dialogue. Tout particulièrement, la 5ème rencontre, qui s'est tenue il y a quelques semaines, a permis aux deux parties de déterminer avec précision les principales différences de vue qui demeurent entre nous, et les raisons de ces différences. Elles ont aussi pris la mesure des conditions nécessaires à la résolution de ces différences. Par ailleurs, mes représentants ont redit aux dirigeants de la République Populaire mon désir de me rendre en Chine pour un pèlerinage. La Chine est un pays où le bouddhisme s'est épanoui depuis très longtemps et en tant que tel, il comporte de nombreux lieux de pèlerinage. Je souhaite de surcroît constater de mes propres yeux les changements et les progrès advenus en République Populaire. Au cours des dernières décennies, la Chine a connu un développement économique et social spectaculaire, ce dont on doit se réjouir. Certaines régions du Tibet ont, de la même manière, vu se développer leurs infrastructures. J'ai toujours considéré cela comme une évolution positive. Si l'on regarde l'histoire de ces cinquante dernières années, de nombreuses campagnes fondées sur le Marxisme-Léninisme ont été lancées pendant l'ère maoïste. Puis Deng Xiaoping, prenant appui sur la réalité, a introduit un système d'économie socialiste de marché, ce qui apporta un progrès économique considérable. Plus tard, en se fondant sur sa théorie des "Trois Représentations", Jiang Zemin étendit le champ du Parti Communiste pour y inclure, aux côtés des paysans et des ouvriers, trois autres éléments désignés comme forces productives de progrès, culture d'avant-garde et intérêts fondamentaux de la majorité. Aujourd'hui, la théorie des "Trois Harmonies" du Président Hu Jintao aspire à une coexistence pacifique et à une relation harmonieuse au sein de la Chine, dans ses échanges avec ses voisins et sur la scène internationale. Toutes ces initiatives ont été prises pour tenir compte de l'évolution de l'époque. En conséquence, la transmission des pouvoirs et le développement du pays se sont poursuivis sans discontinuer. Aujourd'hui, la Chine apparaît comme l'une des principales puissances de la communauté internationale, ce qu'elle mérite au regard de sa longue histoire et de sa nombreuse population. Cependant, le problème le plus important qui demeure, est celui de la concordance entre le pouvoir politique et le développement économique. La Chine doit suivre la tendance dominante du monde moderne en accueillant une société plus ouverte, une presse libre, et des décisions politiques transparentes. Toute personne avisée sait qu'il s'agit là des bases d'une paix véritable, de l'harmonie et de la stabilité dans le pays. Les Tibétains, l'un des groupes les plus importants parmi les cinquante-cinq minorités nationales de Chine, se distinguent des autres par la géographie, l'histoire, la langue, la culture, la religion, les coutumes et les traditions. Tout cela a été clairement reconnu par le passé, non seulement dans le monde entier, mais aussi par de nombreux hauts dirigeants chinois. Je n'ai qu'une revendication : le droit pour tous les Tibétains, c'est-à-dire pour la nationalité tibétaine dans son intégralité, d'établir eux-mêmes leurs propres règles et de jouir d'une autonomie authentique. Cette requête est en conformité avec les dispositions de la constitution chinoise. Rien ne s'oppose donc à ce qu'elle soit satisfaite. Elle est légitime, opportune, raisonnable et répond aux aspirations du peuple tibétain à l'intérieur et à l'extérieur du Tibet. Cette requête est fondée sur l'idée que l'avenir est plus important que le passé, elle prend en compte la réalité d'aujourd'hui aussi bien que les intérêts de demain. L'histoire ne s'interprète pas en noir et blanc. Par conséquent, il est extrêmement difficile d'y trouver une solution à nos problèmes. C'est donc sans tenir compte de l'histoire passée que j'ai, à de multiples reprises, déclaré publiquement que je concevais l'avenir du Tibet à l'intérieur du cadre constitutionnel de la République Populaire de Chine et non dans la séparation. Toute personne à l'écoute de ce discours, à moins que sa compréhension ne soit obscurcie par la suspicion, peut comprendre que ma requête d'un gouvernement authentiquement autonome n'équivaut nullement à une requête de séparation. Ce fait bien posé, convergeant avec les progrès de la liberté, de l'ouverture et de la communication en Chine, devrait créer les conditions, je l'espère, d'une résolution de la question tibétaine par la négociation. C'est pourquoi je fais tout mon possible pour poursuivre les contacts actuels et créer ainsi une atmosphère favorable. Le Cabinet de l'Administration Centrale Tibétaine a lancé des appels répétés aux communautés tibétaines en exil et à ceux qui nous soutiennent à travers le monde pour qu'ils s'associent à la création de conditions favorables à la négociation. Aujourd'hui, j'insiste une fois encore pour que chacun d'entre-nous ne ménage aucun effort pour assurer le succès du dialogue actuel, nécessaire à la résolution du problème sino-tibétain. J'appelle tous les Tibétains à prendre bonne note de cela en prêtant attention aux appels du Kashag, et je formule la même demande à tous ceux qui nous soutiennent et qui éprouvent de la sympathie pour le peuple tibétain. Dans ce même esprit, je voudrais dire à la République Populaire de Chine que si elle voit quelque bénéfice à poursuivre le dialogue à travers les contacts actuels, elle doit le manifester par un geste significatif. Le gouvernement chinois doit y réfléchir sérieusement. Une atmosphère positive ne peut être créée par un seul côté. Comme le dit un vieil adage tibétain, une seule main ne suffit pas pour faire entendre un applaudissement. J'aimerais saisir cette occasion pour exprimer mes remerciements et ma gratitude à la communauté internationale pour le soutien constant qu'elle nous apporte et je veux une fois encore, au nom de tous les Tibétains, exprimer nos remerciements et notre reconnaissance sans limite au peuple et au gouvernement de l'Inde pour leur générosité et leur soutien fermes et incomparables. Me préoccupant de la situation et des sentiments de tous les Tibétains à l'intérieur du Tibet, je leur offre à tous mes prières. Je prie également pour le bonheur de tous les êtres. Le Dalaï-Lama, Le 10 mars 2006Ajouté le vendredi 10 mars 2006 par Tibet info. Haut de la page
J.O. à Pékin : Grève de la faim aux J.O. d'hiver 2006Pour protester contre la tenue des JO à Pékin en 2008, dans les conditions que l'on connaît de non-respect des Droits de l'Homme et des libertés démocratiques, un groupe de Tibétains résidant en Italie, et leurs amis, ont entamé une grève de la faim pendant la durée des Jeux Olympiques d'hiver. Ils publient l'appel suivant : JO : Turin 2006 – Pékin 2008. Une grève de la faim commence le 13 février avec la participation de Palden Gyatso (Turin) Des membres du Congrès de la Jeunesse Tibétaine et Palden Gyatso, un ancien prisonnier politique et militant âgé de 75 ans, ont annoncé une grève de la faim illimitée lors d’une conférence de presse organisée par la Communauté tibétaine en Italie. Cette action de protestation contre les Jeux Olympiques de Pékin de 2008 commence ce lundi 13 février. Palden Gyatso a rappelé la déclaration du Comité d’Organisation Olympique (CIO) pour qui, s’il n’y avait aucune amélioration dans la situation générale des droits de l’homme en Chine, la décision d’attribuer les Jeux à Pékin devrait être reconsidérée. Mais jusqu’à présent, rien ne s’est produit malgré la dégradation des conditions au Tibet. Il a confié que sa décision de faire ce long voyage depuis l’Inde jusqu’à Turin avait été spontanée. Et qu’il était heureux de participer à cette action malgré sa santé très fragile. Pema Yangchen, membre du bureau du Congrès de la Jeunesse Tibétaine, a ponctué son intervention sur les conditions actuelles au Tibet en demandant : "Pas d’olympiades pour la Chine jusqu’à ce que le Tibet soit libre". Les autres intervenants étaient Kelsang Phuntsog Godrugpa, Gianni Mello de l’association Italia-Tibet et Claudio Tecchio, responsable de la Campagne de solidarité avec le peuple tibétain. Au nom de l’ITSN (International Tibet Support Group), une déclaration écrite a été remise par Wangpo Tethong appelant les athlètes et la communauté internationale à utiliser l’opportunité des Jeux pour exprimer leur solidarité avec le peuple tibétain à Pékin en 2008. Il a aussi vivement dénoncé l’hypocrisie du CIO en matière de droits de l’Homme depuis sa décision, en 2001, d’attribuer les Jeux de 2008 à Pékin. Rosanna Degiovanni du Parti radical italien à Turin animait la conférence de presse et a appelé le public à soutenir les Tibétains et leurs revendications. Source : 2008-FreeTibet, 11 février 2006 www.2008-freetibet.org, www.dossiertibet.it, www.italiatibet.orgAjouté le lundi 13 février 2006 par Tibet info. Haut de la page
Drapeau le 10 mars sur l'Hôtel de Ville de ParisLe Conseil municipal de Paris a voté mardi 31 janvier 2006 un voeu prévoyant que le drapeau tibétain soit hissé sur l'Hôtel de ville de Paris tous les 10 mars. Sont étudiés, à l'heure actuelle, les modalités d'une cérémonie à l'Hôtel de ville le 10 mars prochain. Le drapeau sera hissé tous les 10 mars, jusqu'à ce que les autorités chinoises négocient un accord pour une réelle autonomie au Tibet. Patrick Bloche (PS), Vice-Président du Groupe Tibet à l'Assemblée Nationale, est à l'origine de cette proposition. La motion a reçu le soutien du Parti socialiste et des Verts. Les autres partis politiques se sont abstenus. En octobre 2003, Monsieur Bertrand Delanoë, Maire de Paris avait reçu le Dalaï Lama à l'Hôtel de Ville. Précédemment, le Conseil Régional d’Ile de France avait adopté une résolution à l’initiative des conseillers Verts décidant de hisser le drapeau tibétain sur les bâtiments de l’Assemblée Régionale. Nous invitons tous nos lecteurs parisiens et franciliens à prendre contact avec leur mairie d’arrondissement ou leur commune pour qu’il en soit ainsi dans le plus grand nombre de lieux. Enfin, le Président du Groupe Parlementaire Tibet à l’Assemblée Nationale à fait savoir le 1er février qu’en raison de nombreuses adhésions récentes, ce groupe portant son effectif à 135 membres, était devenu le plus important, par le nombre, des groupes d’amitié constitués à l’Assemblée. "Quarante députés nous ont rejoints en 2005", a indiqué M. Luca. Ces nouveaux venus placent désormais le groupe Tibet "devant les plus gros groupes d'amitiés de l'Assemblée, comme France-Etats-Unis, France-Russie et surtout France-Chine", a souligné M. Luca. Créé en 1990 par Monsieur Louis de Broissia et Monsieur Jean-Michel Belorgey, le groupe a été continuellement reconstitué à chaque législature et regroupe des Parlementaires de différents groupes politiques. En octobre 1996, plus de 320 membres des deux assemblées (Assemblée Nationale et Sénat) avaient signé un appel solennel à la République Populaire de Chine et aux autorités françaises demandant le respect des droits de l'Homme et la sauvegarde de l'identité tibétaine. Cet appel a été présenté au Dalaï lama au cours de sa visite à l'Assemblée Nationale en octobre 1996. En mars et avril 2005, pour la première fois, des Parlementaires français des deux chambres se sont rendus à Dharamsala, lieu d'exil du Dalaï Lama.
Ajouté le lundi 13 février 2006 par Tibet info. Haut de la page
Quelques nouvelles inquiétantes de Phuntsok NyidronD'après un message de l'organisation Gu Chu Sum du 6 décembre 2005, Phuntsok Nyidron demeure en résidence surveillée. Phuntsok Nyidron est une nonne condamnée à 9 ans de prison pour "divulgation de propagande antirévolu-tion-naire" (cf. Tibet Lib de mars 2003 et Action urgente de septembre 2004). Huit années supplémentaires lui furent infligées en 1993 pour avoir fait partie des 14 nonnes de la prison de Drapchi : "Les 14 de Drapchi" (Prison n°1 de la Région Autonome du Tibet) qui ont enregistré des chants demandant la liberté de leur nation et louant le Dalaï Lama. Phuntsok Nyidron, est toujours en résidence surveillée depuis sa sortie de prison le 26 février 2004. Elle n'a pas été autorisée à sortir du Comté de Phenpo Lhundrup, y compris pour recevoir un traitement médical. La police locale vient constamment chez elle et surveille chacun de ses mouvements. Son état de santé est mauvais. Elle souffre de la perte d'un de ses reins à cause de la torture et des mauvais traitements subis en prison. Il est donc urgent de renouveler ou de poursuivre nos envois de courriers aux autorités leur demandant l'arrêt de cette surveillance constante et l'accès libre de Phuntsok Nyidron aux soins médicaux.Ajouté le lundi 13 février 2006 par Tibet info. Haut de la page
Nouvelle prison à LhassaUne nouvelle grande prison de plusieurs centaines de détenus, moines, nonnes et autres prisonniers politiques, fonctionne près de Lhassa. Un certain nombre de prisonniers politiques ont été transférés de Drapchi dans cette nouvelle prison. Elle est située dans le Comté de Chushur (ch : Qushui) à proximité de Nyethang (ch : Nidang) à l'écart de la route qui mène de Lhassa à Shigatse. Appelée prison de Qushui par Pékin, ce lieu de détention est situé dans une zone rurale au sud-ouest de Lhassa et bien que ce centre ait déjà été utilisé comme lieu de détention depuis les années '60, cela n'avait jamais été rendu public. "L'extérieur de la prison semble très moderne et beaucoup des installations sont nouvelles. Mais à l'intérieur, c'est très difficile pour les prisonniers, même comparé à Drapchi", raconte un prisonnier ayant vécu dans ce lieu. De source tibétaine ayant connu la nouvelle prison, on apprend que beaucoup de prisonniers sont maintenus en cellule d'isolement, particulièrement dans des "mitards" (connus sous le nom de "cellules sombres" à cause du manque de lumière naturelle et des conditions de vie désastreuses). Leur transfert vers cette nouvelle prison met en évidence la continuelle volonté de maintenir les prisonniers politiques éloignés des autres prisonniers ainsi que de trouver des solutions au manque de place de Drapchi. L'ancien prisonnier dit : "A Drapchi, vous pouvez voir le ciel et parfois les montagnes. Mais dans cette nouvelle prison, il y a de plus petites fenêtres qui sont beaucoup plus hautes et les cellules sont plus étouffantes. C'est situé dans une région plus retirée, pour, je pense, maintenir les prisonniers politiques éloignés de Lhassa et des autres prisonniers, de telle sorte que personne n'entende leurs voix". L'ancien prisonnier dit que le niveau de surveillance dans la nouvelle prison est même plus élevé qu'à Drapchi. Source : International Campaign for TibetAjouté le lundi 13 février 2006 par Tibet info. Haut de la page
Arrestations au GansuTrois nonnes et deux moines tibétains de la province chinoise du Gansu ont été condamnés récemment à des peines allant jusqu'à trois ans de prison pour leur engagement en faveur de l'indépendance du Tibet, a indiqué Free Tibet Campaign, une association basée à Londres. Ces membres de la minorité tibétaine du Gansu, zone qui n'est pas frontalière avec le Tibet, avaient été arrêtés en mai après avoir distribué des lettres réclamant l'indépendance du Tibet en plusieurs endroits, dont un monastère local et un marché, a précisé l'association Free Tibet Campaign. Selon cette dernière, deux des nonnes, Tadrin Tsomo et Choekyi Drolma, et un des moines, Dargye Gyatso, ont écopé d'une peine de trois ans de prison, la troisième nonne, Yonten Drolma, et le deuxième moine, de 18 mois. Un fonctionnaire du tribunal du district de Xiahe, dans le Gansu, a confirmé la condamnation, ajoutant qu'elle avait été prononcée juste avant le Nouvel an chinois (29 janvier). Dans la province du Gansu, les autorités ont laissé un peu plus de marge de manoeuvre à la minorité tibétaine que dans la “Région Autonome du Tibet”, permettant même à leurs membres de posséder des images du Dalaï Lama.Ajouté le lundi 13 février 2006 par Tibet info. Haut de la page
Dalaï Lama : vous êtes la clé de l'avenirS’adressant début janvier aux très nombreux Tibétains venus du Tibet qui avaient réussi à accomplir le long voyage vers l’Inde du Sud pour y recevoir l’initiation de Kalachakra, le Dalaï Lama, qui avait tenu à ce que son enseignement soit traduit dans les parlers de l’Amdo et du Kham leur a déclaré que l’avenir du Tibet dépendait de leur initiative. Il leur a demandé d’informer leurs compatriotes sur le sens de la “voie médiane” qu’il préconisait et dont il leur a exposé le contenu. Il a d’ailleurs conseillé avec humour aux envoyés probables du gouvernement chinois de bien écouter ses propos sur la voie médiane et d’en profiter pour accorder également toute leur attention aux enseignements. Théâtre de cette initiation, qui a rassemblé plus de cent mille auditeurs, la ville d’Amravati (Andra Pradesh) est réputée avoir été le lieu du premier enseignement de Kalachakra, donné par le Bouddha Shakyamouni en personne.Ajouté le lundi 13 février 2006 par Tibet info. Haut de la page
Train : mauvais départAlors que le train reliant Golmud à Lhassa n’est pas encore en fonction, un premier accident grave aurait entraîné la mort d’une personne, lors d’une collision entre deux locomotives, à 127 kilomètres au Nord de Lhassa. Par ailleurs le réchauffement climatique (causé notamment par l’effet de serre dont la Chine est une des responsables) entraînant de graves modifications du permafrost (gel du sol sur plusieurs dizaines de cm de profondeur) serait la cause de nombreux glissements de terrain qui risquent d’endommager la voie ferrée à peine construite. Les ingénieurs ne semblent pas avoir pris en compte ces facteurs lors de leurs calculs.Ajouté le lundi 13 février 2006 par Tibet info. Haut de la page
Progression de l'illetrisme au TibetLes plus récentes statistiques sur la Région Autonome du Tibet révèlent que la proportion de la population locale qui ne sait ni lire ni écrire a augmenté de plus de 11 %, passant de 43,8 % en 2002 à 54,9 % en 2003. Ceci est une situation inverse de celle qui prévaut dans les autres provinces occidentales de la République Populaire de Chine. De manière similaire, la proportion de la population dans la Région Autonome du Tibet ayant atteint les niveaux primaire, secondaire ou tertiaire de l'éducation a chuté en 2003. Source : Tibet Information NetworkAjouté le lundi 13 février 2006 par Tibet info. Haut de la page
Parution : "La controverse dans le jardin aux fleurs"Un évènement à marquer d'une pierre blanche. Pour la première fois une nouvelle, ou plutôt une fable, d'un auteur tibétain contemporain vivant au Tibet vient d'être traduite et publiée par un éditeur parisien. Comme le souligne Françoise Robin, la traductrice, dans son avant-propos, ceux qui s'intéressent au Tibet, le plus souvent "réduits aux fantaisies d'auteurs occidentaux ou chinois en mal de frissons exotico-esotériques" vont enfin pouvoir goûter la saveur d'une littérature active et vivante, que l'absence de curiosité et la méfiance de certains a jusqu'à présent marginalisée au sein du monde éditorial. Et quel parfum que celui de cette "controverse" où l'on voit toutes les fleurs du jardin cultivé avec amour par Mère Lampe de Turquoise se décocher coups bas et affreuses diatribes dans le but d'être reconnues "ornement unique". Finalement, tous les complots ayant échoué, les abeilles seules juges autorisées en la matière, décideront que toutes sont nécessaires pour la fabrication du "miel aux cent saveurs". Sous ce langage fleuri, on reconnait à l'évidence la réalité que traverse le Tibet depuis son invasion par la Chine dans les années '50, les luttes autour du pouvoir, avec leur lot de bassesses et de trahisons. Mais la métaphore a valeur universelle, tient à préciser l'auteur, Langdün Päljor, né en 1941 à Lhassa dans la famille du 13ème Dalaï Lama, éduqué en Inde, et qui, après avoir été victime des différentes phases répressives de la politique chinoise, finira par obtenir d'importantes fonctions officielles lors de la libéralisation du début des années '80. Il le devra notamment à la notoriété que lui vaut la publication de ce qui est considéré comme le premier roman moderne tibétain, "La turquoise de tête". D'une facture traditionnelle, ou l'humour et la poésie se mêlent à la satire politique et sociale, ce petit ouvrage n'est qu'un très modeste aperçu de cette culture riche et menacée. Il est grand temps, comme l'affirme Françoise Robin, d'écouter ce que les écrivains tibétains d'aujourd'hui ont à nous dire, qu'ils soient demeurés au Tibet ou qu'ils aient pris le chemin de l'exil. Souhaitons que cette publication ne soit qu'un début ! La controverse dans le jardin aux fleurs, Langdün Päljor ed. Bleu de Chine, 57p., 10 EURAjouté le lundi 9 janvier 2006 par Tibet info. Haut de la page
Ouverture du site web officiel de S.S. le Dalaï LamaLe Dalaï Lama a lancé le 10 décembre 2005 depuis l'Inde où il est en exil son propre site internet www.dalailama.com. Le site a été inauguré à l'occasion de la Journée mondiale pour les droits de l'homme et du seizième anniversaire de la remise de son prix Nobel de la paix. "Le site web n'a pas pour but de faire la promotion du Dalaï Lama lui-même, mais de faire parvenir au monde son message d'amour, de paix, de compassion et de responsabilité universelle", a expliqué à l'AFP le concepteur du site. Le site an anglais reprend en rubriques développées : - les dernières nouvelles concernant les activités du Dalaï Lama et les dates de ses prochains enseignements, - une biographie incluant l'histoire des Dalaïs Lama, les titres reçus, ses principales rencontres, ses livres et ses principaux voyages - les messages et discours qu'il a prononcés, sur l'harmonie entre les religions, la paix dans le monde, l'environnement, le bouddhisme, le Tibet et celui prononcé lorsqu'il reçut le Prix Nobel de la Paix. - des informations sur son bureau privé, indiquant les procédures à suivre pour les audiences privées ou publiques, - et une galerie de photos et les réponses aux principales questions qui lui sont régulièrement posées. Le site offre également la possibilité d'envoyer des emails directement au leader spirituel, mais Tibet Info vous recommande de ne pas abuser de cette possibilité ! Source : AFP et dalailama.com 11 nov. 05Ajouté le lundi 12 décembre 2005 par Tibet info. Haut de la page
Actualités Tibétaines, publié par l'Association de Soutien au Bureau du Tibet en France, peut également vous donner quatre fois par an des nouvelles plus détaillées sur la vie des Tibétains, la politique en France et du Gouvernement Tibétain en exil, la vie artistique ou religieuse et les différentes associations.
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