Biographie de Tenzin Gyatso, le XIVe Dalaï-Lama
jeudi 1er mai 1997 par Webmestre

- Tenzin Gyatso à 4 ans
- A quatre ans, Tenzin Gyatso est intronisé à Lhassa, capitale du Tibet, afin d’assumer plus tard la direction de son peuple. Dès l’âge de six ans, il devient moine et reçoit une éducation de haut niveau pour le former à ses fonctions religieuses et le préparer à diriger le pays.
Né le 6 juillet 1935 dans un petit village du nord-est du Tibet, Tenzin Gyatso est reconnu, alors qu’il n’a pas trois ans, comme la réincarnation de ses treize prédécesseurs.
En 1949, alors que la Chine envahit le Tibet, le peuple tibétain réclame la remise des pleins pouvoirs à l’adolescent. Très vite et malgré tous ses efforts pour maintenir un dialogue ouvert, il comprend qu’une entente entre la Chine et le Tibet sera difficile. C’est dans ce contexte très particulier que Tenzin Gyatso passe avec succès son doctorat en études bouddhistes. Il reçoit ainsi le titre universitaire le plus élevé, celui de guéshé lharampa.
C’est à ce moment que les Chinois envisagent de lui tendre un piège, afin de priver le peuple tibétain de son représentant spirituel et temporel, et d’enrayer ainsi la contestation et briser les velléités de résistance. Craignant pour la vie de leur chef, les Tibétains se regroupent autour du palais d’été du Dalaï-Lama, le Norbulingka. Les Chinois font pression : ils préparent une attaque contre la foule et un bombardement de la ville. Contre son gré, le Dalaï-Lama doit se résigner à fuir, espérant ainsi éviter un massacre... qui eut lieu malgré tout. Pour des raisons historiques de « bon voisinage », la Dalaï-Lama choisit l’Inde comme terre d’exil. Le pandit Nehru l’accueille chaleureusement et lui offre l’asile politique.
Aujourd’hui, le Dalaï-Lama réside toujours à Dharamsala au nord de l’Inde, où se sont installées les institutions démocratiques de la communauté tibétaine en exil. Le plus éminent représentant des Tibétains continue à dispenser les enseignements du bouddhisme. Quoiqu’il ne souhaite pas assumer une position officielle dans les futures institutions démocratiques du Tibet libre, il supervise encore les travaux du cabinet et du parlement.
Dans sa lutte pacifiste, il s’efforce de rallier les autres pays, dont les membres de l’ONU, à la cause du Tibet. Selon son propre souhait, il ne retournera dans son pays que lorsqu’il pourra y garantir le bonheur des Tibétains.
En décembre 1989, il reçoit le prix Nobel de la paix, en hommage à son combat pacifique.
Webmestre
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