Le gouvernement chinois veut contrôler l’identification des "Bouddhas vivants"
mercredi 8 août 2007 par Monique Dorizon
Au Tibet, à partir du 1er septembre prochain, il sera nécessaire d’obtenir une autorisation pour se réincarner.
Les "Bouddhas vivants" (dénomination chinoise pour les Tulkus), dont les âmes se réincarnent tout au long d’une chaîne de renaissances, devront subir cette nouvelle réglementation.
Lorsqu’un monastère affirme avoir décelé un Tulku, il devra obligatoirement faire une demande d’autorisation au département des affaires religieuses de sa province.
"(Cette mesure) est la plus idiote et la plus absurde... Elle mènera à des tensions et à l’échec" a prédit Khedroob Thondup, neveu du Dalaï Lama lors d’une entrevue à l’agence Reuters.
Il a poursuivi en affirmant que la vraie cible de ce nouveau règlement, était le Dalaï Lama, aujourd’hui âgé de 72 ans.
"Aucun Tibétain ne reconnaîtra le Dalaï Lama désigné par Pékin" poursuit Khedroob Thondup.
Cette nouvelle réglementation est parue sur le site Web de l’administration d’Etat chinoise pour les Affaires religieuses. Ce site indique que depuis 1991, des réincarnations d’environ 1 000 "Bouddhas vivants" ont été approuvées au Tibet et dans les secteurs peuplés par des Tibétains du Sichuan, du Qinghai, du Gansu et du Yunnan.
D’autre part, cette loi interdit à tout moine bouddhiste vivant en dehors de la Chine de chercher la réincarnation pour lui–même ou de reconnaître un "Bouddha vivant".
Source : Phayul
Monique Dorizon
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