Restrictions amplifiées sur les réseaux sociaux à la suite des dernières immolations

lundi 12 juin 2017 par Monique Dorizon , Rédaction

Une augmentation récente du nombre de manifestations par auto-immolation de Tibétains [1] a entraîné une vive répression des autorités sur les communications par Internet ; la police surveillant régulièrement les sites des réseaux sociaux pour déceler des échanges d’informations hors de la région, selon des sources tibétaines.

"Beaucoup ont été détenus pour avoir mentionné des développements politiquement sensibles à des contacts en dehors du pays, à travers les médias", a déclaré un ancien prisonnier politique.
"Les autorités surveillent et enquêtent, et ont récemment mis certaines personnes en détention", a déclaré la source, parlant sous couvert d’anonymat depuis le Sichuan.
"Je suis très prudent maintenant dans la façon dont j’utilise WeChat", a déclaré la source, se référant à une plate-forme de médias sociaux chinois très populaire. "Les amis tibétains qui ont été mis en prison puis libérés, sont surveillés encore plus étroitement". "Je ne veux plus retourner dans une prison chinoise", a-t-il ajouté. "Ce serait dévastateur pour ma famille".

Un autre ancien prisonnier a demandé à ne plus être contacté par WeChat, craignant pour sa sécurité personnelle. Des "restrictions intenses" ne lui ont pas permis de parler même avec les membres du groupe de discussion (de WeChat), qui doivent maintenant l’appeler par téléphone, a-t-il dit.
"Tout le monde doit faire très attention maintenant", a déclaré cette source.
"Les autorités exercent une pression intense sur moi et me menacent, disant que si je persiste, je pourrais atterrir à nouveau en prison. Je n’ai pas d’autre choix que de fermer mon compte WeChat", a-t-il déclaré.
C’est par ces mots : "S’il te plait accepte mes excuses. Je te souhaite bonne chance !" que cette source a terminé son échange avec Radio Free Asia.

Après une chute de l’année dernière dans le nombre d’auto-immolations de Tibétains contestant la domination chinoise dans les zones tibétaines, quatre ont eu lieu au cours des cinq premiers mois de 2017 [2].

La police réduit systématiquement les communications Internet et téléphoniques à la suite d’auto-immolations ou autres manifestations tibétaines contestant la règle de Pékin, qui contrôle les médias chinois et interdit la couverture de récits jugés politiquement sensibles.

Source : Radio Free Asia, 30 mai 2017.

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