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Nouvelles du Tibet

Informations parues dans Tibet Info du 1er au 31 juillet 2001

16. Banderole de protestation à Lhassa (31/07)
15. Ngawang Sangdrol, citoyenne d'honneur de Florence (24/07)
14. JO Pékin : Communiqué des Verts (22/07)
13. JO : début des regrets ? (21/07)
12. JO : pas d'espoir pour le Tibet (21/07)
11. Un site pour le boycott de Pékin (20/07)
10. JO 2008 : réaction tibétaine (19/07)
9. RSF appelle les Etats au boycott des Jeux de 2008 à Pékin (communiqué) (13/07)
8. Le CIO a choisi Pékin pour les JO de 2008 (13/07)
7. JO 2008 : Communiqué du CSPT (13/07)
6. Jean Galfione opposé à l'attribution des JO à Pékin (12/07)
5. JO 2008 : Un photographe russe et six tibétains interpellés par la police (11/07)
4. JO 2008 : actions des Tibétains (8/07)
3. Un enfant lama assigné à résidence à Lhassa (7/07)
2. JO 2008 : non à Pékin (suite) (5/07)
1. Voie ferrée Golmud-Lhassa démarrée (2/07)

Banderole de protestation à Lhassa

Une immense banderole protestataire rappelant les 50 années "de sang et de larmes" du Tibet a été déployée sur la colline du Chakpori, sur l'immeuble des télécommunications, face au Potala, près du centre de Lhassa le 19 juillet, jour anniversaire officiel de la supposée "libération pacifique" du pays par la Chine, selon plusieurs informations en provenance du Tibet.
Le texte écrit sur cette banderole disait que les Tibétains n'avaient aucune raison de célébrer les 50 ans de domination chinoise qui ont été des années "de sang et de larmes" pour leur pays.
"Non seulement le peuple tibétain va protester contre cet anniversaire mais il va 'détruire' les représentants chinois qui arriveront à Lhassa pour les célébrations", pouvait-on également lire sur cette banderole protestataire.
Le texte était écrit en chinois mais la banderole a été repliée par des policiers avant que les témoins ne puissent la lire en entier.
Une banderole similaire a été déployée sur l'immeuble du tribunal de Shigatsé, selon la même source. Les autorités chinoises ont déjà mis en place une commission d'enquête chargée de faire la lumière sur cet incident.
Les autorités estiment que cette action est le fait de Tibétains de l'élite travaillant au sein de l'establishment chinois.
De même source, on indique que de nombreux habitants de Lhassa ont refusé d'obéir à l'ordre donné par les autorités de pavoiser les maisons aux couleurs chinoises, en dépit des risques encourus. Démontrant leur méfiance envers les habitants de Lhassa, les autorités chinoises ont amené par camion quelque 7 000 personnes de l'extérieur de la capitale pour participer aux célébrations officielles.
Source : TGIE Dharamsala, 26 juil. 01

Ajouté le mardi 31 juillet 2001 par Tibet info.

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Ngawang Sangdrol, citoyenne d'honneur de Florence

Ngawang Sangdrol
Le conseil municipal de Florence (Italie) a voté le 16 juillet à l'unanimité une motion faisant citoyenne d'honneur de la ville la prisonnière d'opinion tibétaine Ngawang Sangdrol.
L'histoire de Ngawang symbolise à elle seule la tragédie du peuple tibétain.
Nonne bouddhiste, elle a été arrêtée en 1992 pour avoir participé à une manifestation pacifique pour l'indépendance du Tibet et condamnée à un total de 21 années de détention.
A l'heure actuelle, elle est la prisonnière politique tibétaine purgeant la plus lourde peine et a été maltraitée et torturée à plusieurs reprises.
Qu'une ville telle que Florence riche en histoire et en culture ait décidé d'exprimer de cette manière sa solidarité envers une personne qui incarne de façon aussi exemplaire l'action non-violente pour combattre la brutalité des autorités chinoises est un événement important.
Il semble d'autant plus capital de se rappeler ce qui se passe réellement en Chine que les JO de 2008 viennent d'être attribués à Pékin et que la Chine frappe à la porte de l'Organi-sation mondiale du commerce (OMC).
L'idée de faire Ngawang Sangdrol citoyenne d'honneur de Florence est née l'an dernier à l'occasion d'une conférence sur le Tibet. Le représentant de la section italienne d'Amnesty International avait suggéré cette initiative au parti Vert.
Source : Paolo Pobbiati, Coordinateur Tibet, Section italienne, Amnesty International (Résolution en italien)

NB : Un dossier complet sur Ngawang Sangdrol est disponible sur le site de Tibet Info.

Ajouté le mardi 24 juillet 2001 par Tibet info.

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JO Pékin : Communiqué des Verts

Communiqué de Presse

Le 13 juillet 2001, l'organisation des jeux olympiques de 2008 était accordée à Pékin. Quelques commentateurs se réjouissaient de ce choix, considérant que Pékin allait devoir changer son attitude en matière de libertés politiques pour présenter un visage acceptable lors des jeux. Le 19 juillet 2001, le gouvernement chinois a appelé à "écraser les activités séparatistes" au Tibet, renforçant ainsi la campagne "frapper fort" qui ensanglante actuellement la Chine entière.
Comme en 1936 à Berlin, comme en 1978 à Buenos-Aires, comme en 1980 à Moscou, les sportifs vont-ils devoir, à Pékin en 2008, servir la propagande d'un régime liberticide et dictatorial ?
Beaucoup s'interrogent sur le boycott des jeux de Pékin : si le gouvernement chinois n'interrompt pas sa campagne "frapper fort", si la colonisation du Tibet et du Xinjiang s'amplifie comme cela est prévu, alors les Verts pensent que la question mérite d'être posée à l'ensemble du monde sportif européen.
Les Verts rappellent leur attachement à une solution négociée sur le statut du Tibet entre le gouvernement chinois et le gouvernement tibétain en exil, comme Dominique Voynet l'a affirmé au 14ème Dalaï Lama lors de leur rencontre en septembre dernier à Paris. Plus largement, ils souhaitent que la société civile chinoise, dans toutes ses composantes, écologistes, syndicalistes, militants démocrates... puisse être écoutée par le gouvernement communiste.
Les Verts appellent l'ensemble des acteurs du monde sportif à soutenir l'appel au respect de la charte olympique par le gouvernement chinois lancé par les associations françaises de soutien au peuple tibétain.
Alain Lipietz,
Candidat des Verts à l'élection présidentielle
Franck Contat,
co-animateur du groupe de travail "Asie" des Verts

Source : groupe Asie "Verts"

Ajouté le dimanche 22 juillet 2001 par Tibet info.

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JO : début des regrets ?

Roger Karoutchi, président du groupe RPR au Conseil régional d'Ile-de-France, a estimé le 19 juillet que les déclarations chinoises sur le Tibet devaient "faire regretter à beaucoup" le choix de Pékin pour les JO de 2008.
Dans un communiqué, le sénateur, qui fut un promoteur de la candidature de Paris, ajoute avoir écrit à l'ambassadeur de Chine en France, Wu Jianmin, pour appeler Pékin à faire "honneur à la décision du CIO" en "respectant l'idéal olympique".
Cet idéal, écrit-il, "prône le respect de la personne humaine, mais également la fraternité entre les peuples".
"Les décisions prises ces derniers jours à l'encontre du peuple tibétain par votre gouvernement sont malheureusement contraires à cet idéal", ajoute M. Karoutchi.
La Chine a appelé le 19 juillet à "écraser les activités éparatistes" au Tibet.
(Cf article ci-dessous).
Source : AFP 19 juillet 01

Ajouté le samedi 21 juillet 2001 par Tibet info.

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JO : pas d'espoir pour le Tibet

La Chine a averti le 19 juillet les indépendantistes tibétains qu'elle entendait "écraser les activités séparatistes" au Tibet, portant un nouveau coup aux espoirs d'assouplissement du régime de Pékin dans la foulée de sa victoire olympique.
"Les Tibétains pourront continuer à jouir de la liberté d'adorer Bouddha, mais il n'y aura pas de clémence pour ceux qui se livrent à des activités séparatistes sous couvert de religion", a averti le quotidien China Daily, à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'arrivée des troupes chinoises sur le "Toit du Monde".
Ce rappel à l'ordre survient alors que le Comité international olympique (CIO) a accordé le 13 juillet à Pékin l'organisation des JO de 2008, après que le régime chinois eut expliqué qu'une telle décision irait dans le sens d'une amélioration des droits de l'homme en Chine.
Mais selon les mouvements tibétains en exil, l'avertissement vise à faire savoir aux Tibétains qu'il ne faut pas espérer un infléchissement de la politique chinoise sous prétexte que Pékin va accueillir les JO.
Le régime chinois "adresse un message très dur au peuple tibétain pour lui signifier de ne pas prendre au pied de la lettre une propagande uniquement destinée à la consommation extérieure", a estimé depuis Sydney Alex Butler, vice-présidente de l'organisation International Tibet Support Network.
La mise en garde aux Tibétains survient trois semaines après une conférence exceptionnelle de la direction du Parti communiste chinois (PCC) consacrée au Tibet, au cours de laquelle le président Jiang Zemin a appelé à "attaquer" les activités séparatistes.
"La conférence a appelé les organes et les responsables concernés à appliquer la politique du Parti Communiste Chinois à l'égard de la religion et à soutenir le développement du Tibet tout en écrasant les activités séparatistes", a rappelé le 19 juillet le Quotidien du Peuple dans un commentaire.
Pékin a trouvé pour prétexte à la mobilisation le 50ème anniversaire de ce qu'il appelle la "libération pacifique du Tibet" par l'armée chinoise.
Plus de 20 000 personnes ont assisté dans la matinée à un grand rassemblement commémoratif en présence du vice-président chinois Hu Jintao, considéré comme le "dauphin" de Jiang Zemin. Le choix de M. Hu pour présider aux cérémonies est significatif : c'est lui qui a proclamé la loi martiale au Tibet en 1989 alors qu'il dirigeait le PCC dans la "Région autonome" (1988-92). Le 18 juillet, il a appelé les moines bouddhistes à "être habités par l'esprit traditionnel du patriotisme et à contribuer davantage à la prospérité et au développement du Tibet".
C'est la deuxième fois en deux mois que le régime célèbre cet anniversaire, après l'avoir déjà fait le 23 mai, date de la signature de "l'Accord en 17 points" de 1951 par lequel le Tibet dut se résigner à l'entrée des troupes chinoises, qui ont fait leur entrée à Lhassa en octobre. Le 19 juillet 1951 ne correspond en revanche à aucun événement particulier dans l'histoire de la main-mise chinoise sur le Pays des Neiges. En mars 1959, l'échec du soulèvement de Lhassa contre la présence chinoise obligeait le Dalaï Lama à fuir en Inde, d'où il dirige depuis un gouvernement en exil.
Ses partisans souhaitent que le CIO fasse pression sur Pékin afin d'obtenir des changements à l'approche des JO.
"Le CIO a admis avec joie l'idée que les JO seraient un vecteur de changement politique", estime Mme Butler. "Il va lui falloir maintenant s'assurer que ces changements se produisent vraiment".
Source : AFP 19 juillet 01

Ajouté le samedi 21 juillet 2001 par Tibet info.

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Un site pour le boycott de Pékin

Alain Madelin, président de Démocratie Libérale (DL) a ouvert un site intitulé "jeboycottepekin.com " rassemblant de nombreux écrits d'opposants à la tenue des Jeux Olympiques à Pékin en 2008 en raison du non respect des Droits de l'homme en Chine.
Le site est opérationnel depuis le 17 juillet, soit à peine cinq jours après l'attribution des JO à Pékin.
"En 1936, on trouvait normal de faire les JO sous Hitler. Aujourd'hui on ne peut pas accepter que ces J.O. puissent se dérouler à Pékin en oubliant toutes les victimes de ce régime totalitaire", déclare M. Madelin sur la page d'ouverture du site.
Suivent plusieurs rubriques intitulées "Droits de l'homme, toujours moins" ou encore "Boycottez les Jeux de Pékin" avec notamment des liens avec Reporters sans frontières, Human Rights in China ou Amnesty International .
Le site tisse également des liens avec des articles de presse notamment du journal Le Monde ou de Libération, sur les exécutions qui ont précédé l'attribution des Jeux à Pékin, les victimes de Tiananmen ou encore les internautes auteurs d'écrits critiques sur le régime qui sont emprisonnés.
Tout un chapitre enfin est consacré au Tibet "un génocide dans l'indifférence", avec des liens avec les associations de défense du peuple tibétain.
Prévoyant, M. Madelin avait réservé le nom du site dès le 12 juillet, soit la veille de l'attribution officielle des JO de 2008 à Pékin, aux dépens notamment de Paris.
Source : AFP 18 juillet 01

Ajouté le vendredi 20 juillet 2001 par Tibet info.

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JO 2008 : réaction tibétaine

Le gouvernement tibétain en exil regrette la décision d'attribuer les JO 2008 à Pékin.
La décision du CIO d'attribuer les Jeux Olympiques 2008 à Pékin équivaut à une "approbation internationale des violations des droits de l'homme", a déclaré Kalon T.C. Tethong, responsable du Département de l'Information et des Relations internationales du gouvernement tibétain en exil à Dharamsala.
"Nous regrettons profondément que les Jeux Olympiques 2008 aient été accordés à Pékin. Cette décision équivaut à apposer le tampon de l'approbation internationale sur les violations perpétrées par Pékin et encouragera la Chine à durcir la répression. Ceux qui vont souffrir de cette décision du CIO sont les Chinois ordinaires, les Tibétains, les Ouighours, les Mongols et tous ceux qui travaillent en faveur des libertés fondamentales", a déclaré M. Tethong.
"Les membres du CIO qui ont voté en faveur de Pékin doivent assumer la responsabilité des souffrances à venir pour des populations soumises au régime totalitaire d'un parti unique qui pensera avoir reçu la permission internationale pour se livrer à une répression terrible", a-t-il ajouté.
"Avec cette seule décision, le CIO efface la mémoire de plus de 40 millions de Chinois morts pendant la période du Grand Bond en Avant, des atrocités de la Révolution culturelle, du massacre de la place Tienanmen en 1989 et du 1,2 million de Tibétains morts à cause de l'occupation du Tibet par la Chine".
"Tout cela n'a rien à voir avec l'esprit olympique mais tout à voir avec le business et la manière dont les intérêts commerciaux dictent leur loi aux décisions sportives", a conclu M. T.C. Tethong.
Dharamsala, 13 juillet 01

Ajouté le jeudi 19 juillet 2001 par Tibet info.

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RSF appelle les Etats au boycott des Jeux de 2008 à Pékin (communiqué)

Reporters sans frontières (RSF) exprime sa déception après l'annonce de la victoire de Pékin pour l'organisation des Jeux olympiques en 2008, à l'issue du vote, le 13 juillet 2001, des membres du Comité international olympique (CIO) à une large majorité en faveur de la capitale chinoise. RSF exprime également son amertume au regard de la très faible mobilisation contre la candidature de Pékin en dépit de la gravité des atteintes aux droits de l'homme en Chine.
Le vote du 13 juillet est une victoire pour les autorités chinoises et pour les entreprises à la conquête du marché chinois, mais un coup dur pour les millions de Chinois victimes de la répression d'un régime qui exécute, torture et emprisonne massivement les opposants et les défenseurs des libertés individuelles.
RSF appellera au boycott des Jeux de 2008 à Pékin tant que la situation des droits de l'homme en Chine n'aura pas évolué de manière significative. RSF rappelle que soixante pays avaient boycotté les Jeux de Moscou en 1980, et que les violations des droits fondamentaux en Chine en 2001, sont tout aussi graves qu'elles ne l'étaient en 1980 en Union soviétique.
Source : www.rsf.org

Ajouté le vendredi 13 juillet 2001 par webmestre.

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Le CIO a choisi Pékin pour les JO de 2008

Pékin a été désignée sans surprise par le Comité international olympique (CIO) pour organiser les Jeux olympiques d'été de 2008.

Vendredi 13 juillet plusieurs réactions en France et des organisations de défense des Droits de l'homme ont fait suite à ce choix :

Le président de la République Jacques Chirac a exprimé sa "tristesse" et a ajouté "Paris n'aura pas les Jeux de 2008 malgré une superbe candidature... Je le regrette pour la France et pour les Français".


Le président de l'Assemblée nationale Raymond Forni a "déploré que soient ainsi tenues pour indifférentes les innombrables violations des droits de l'Homme qui ont cours en Chine, en même temps que le recours effréné à la peine de mort". Dans un communiqué, "il constate que ces violations des droits de l'homme sont en contradiction flagrante avec l'idéal olympique, qui repose sur la considération et le respect de l'être humain".


Le Parti Socialiste souhaite quant à lui que "l'ouverture aux athlètes, aux délégations et aux journalistes du monde entier lors des Jeux olympiques conduise à l'amélioration des droits de l'homme en Chine et à une solution politique du problème du Tibet, occupé depuis 1950".


La Fédération internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH) a critiqué la "caution" donnée au régime chinois et dans un communiqué, avance que "par cette décision contraire à sa propre charte, le CIO apporte une caution indéniable à un régime coupable de violations flagrantes des droits de l'Homme - caution dont Pékin ne manquera pas de faire usage".


L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a déploré l'attribution des Jeux à Pékin. "Le CIO n'a même pas essayé d'obtenir des garanties sur les droits de l'homme", a déclaré dans un communiqué le directeur pour l'Asie de l'organisation, Sidney Jones.
"Si des abus sont commis pendant la préparation des Jeux, on ne devra pas se contenter de blâmer les autorités chinoises, car le CIO et les sponsors seront complices". Selon Sidney Jones, il s'agit maintenant pour les défenseurs des droits de l'homme de forcer Pékin à tenir ses promesses. La candidature chinoise a en effet affirmé que les Jeux serviraient à développer les droits de l'homme et a promis au cours d'une conférence de presse d'autoriser les journalistes à enquêter sur les sujets de leur choix avant et pendant les Jeux.
"Quand le premier journaliste sera arrêté, qui se souviendra des promesses de Pékin et insistera pour qu'elle soient tenues ?", s'est interrogé Jones.
"On ne peut pas dire à quoi ressemblera la Chine en 2008, mais il est sûr que les Jeux ne rendront pas la Chine moins répressive".
Jones a par ailleurs incité le secteur privé et les sponsors à s'engager dans la protection des droits de l'homme en faisant pression sur Pékin.


Des compléments d'informations sont disponibles sur le site de Yahoo

Ajouté le vendredi 13 juillet 2001 par webmestre.

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JO 2008 : Communiqué du CSPT

Paris, le 13 juillet 2001


Après avoir refusé un visa à Wei Jingsheng, et arrêté plusieurs manifestants qui exprimaient pacifiquement leur opposition à la candidature de Pékin, la Russie vient de procéder à plusieurs nouvelles arrestations à Moscou, dont celle de Vincent Brossel, responsable du secteur Asie de Reporters Sans Frontières.
Le CSPT qui, avec Solidarité Chine, a mené campagne aux côtés de RSF depuis plusieurs mois, proteste vigoureusement contre ces interpellations et apporte son soutien aux 6 militants emprisonnés.
Alors que le Comité International Olympique s'apprête à désigner la ville organisatrice des Jeux Olympiques de 2008 entre Toronto, Paris, Osaka, Istanbul et Pékin, cette dernière reste la favorite des observateurs.
Pourtant, la Chine demeure la plus grande prison du monde, poursuit avec acharnement la répression contre ses opposants, les exécutions sommaires, ainsi que l'éradication du peuple et de la culture du Tibet, occupé depuis 1950.
Si le CIO venait à se fourvoyer avec les tyrans de Pékin, en attribuant à cette ville ce qui est et doit rester une rencontre fraternelle et tolérante, le Comité de Soutien au Peuple Tibétain, Reporters Sans Frontières, Solidarité Chine, et de nombreuses autres organisations de défense des droits de l'homme appelleraient à un boycott total de ces Jeux de la honte.
Si les dirigeants chinois souhaitent l'ouverture, qu'ils commencent par ouvrir les prisons.
Puisque le principe fondamental n° 8 de la charte olympique proclame que "la pratique du sport est un droit de l'homme", nous serons heureux de le rappeler aux yeux du monde.
Déjà plusieurs sportifs français sont engagés à nos côtés dans cette action.

Le Comité de Soutien au Peuple Tibétain

Plus d'informations sur www.rsf.org

Ajouté le vendredi 13 juillet 2001 par webmestre.

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Jean Galfione opposé à l'attribution des JO à Pékin

Le perchiste français Jean Galfione, champion olympique, interrogé par France info a exprimé son opposition très vive a l'attribution éventuelle des J.O. 2008 à Pékin en raison de la situation des droits de l'homme en Chine. "Donner les J.O. à Pékin, ce serait passer l'éponge sur tous les crimes commis dans ce pays" a-t-il précisé.
Jean Galfione est signataire de l'appel du CSPT pour la libération de Ngawang Sangdrol et appuie la campagne "Non aux JO à Pékin" lancée par Reporter Sans Frontières, le Comité de Soutien au Peuple Tibétain et Solidarité Chine.

Ajouté le jeudi 12 juillet 2001 par webmestre.

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JO 2008 : Un photographe russe et six tibétains interpellés par la police

Selon les informations recueillies par RSF, les policiers anti-émeute de Moscou ont interpellé, mercredi 11 juillet, six exilés tibétains qui tentaient de déployer une banderole devant l'hôtel Ukrainia face au World Trade Center où aura lieu le sommet du CIO, pour protester contre la candidature de Pékin aux Jeux Olympiques 2008. Selon Yangzom Brauen, une exilée Tibétaine et citoyenne suisse participant à la manifestation, la banderole représentait les cinq anneaux olympiques sous forme d'impacts de balles. Le photographe russe de l'agence AP, Maxim Marmur, qui couvrait l'événement a également été interpellé.

Dans une lettre adressée au président du Comité international olympique, Juan Antonio Samaranch, Reporters Sans Frontières (RSF) a protesté contre l'arrestation par la police moscovite, le 11 juillet 2001, d'un journaliste de l'agence Associated Press (AP) et de six militants de la cause tibétaine.

"Il est inadmissible que la liberté d'expression et d'information soit ainsi bafouée à l'occasion même de la réunion du CIO pour désigner la ville hôte des Jeux Olympiques de 2008. Les interpellations arbitraires du 11 juillet à Moscou donnent une idée de ce que pourrait être le climat des jeux de 2008 en Chine si Pékin était désignée" a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters Sans Frontières. "Nous vous demandons de condamner publiquement ces arrestations et d'intervenir auprès des autorités russes pour obtenir la libération immédiate du journaliste et des six manifestants" a ajouté M. Ménard.

Reporters sans frontières anime une campagne de presse et d'affichage contre la possible désignation de Pékin comme ville organisatrice des jeux olympiques de 2008. "La Chine, médaille d'or des violations des droits de l'Homme" accuse l'affiche de RSF, sous une image de menottes reprenant la forme des anneaux olympiques. RSF a adressé, avec Solidarité Chine et le Comité de Soutien au Peuple Tibétain (CSPT), un rapport sur les violations des droits de l'homme en Chine à tous les membres du CIO. Des militants de RSF ont également mené plusieurs actions contre la désignation de Pékin, notamment lors de la réunion d'athlétisme de Lausanne le 4 juillet 2001, et lors d'un meeting au Stade de France le 6 juillet. Des représentants de l'organisation sont actuellement à Moscou pour faire entendre la position de l'organisation.
Source : RSF

Ajouté le mercredi 11 juillet 2001 par webmestre.

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JO 2008 : actions des Tibétains

Les actions de la diaspora tibétaine contre les J.O. à Pékin en 2008 se multiplient, notamment à Dharamsala.
Après plusieurs manifestations et marches pacifiques fort suivies, puis une grève de la faim organisée récemment par 9 ONGs tibétaines à laquelle plus de 1000 Tibétains ont participé, tous les habitants de Dharamsala ont épinglé le 7 juillet un badge muni d'un ruban noir sur leur poitrine pour protester contre les JO à Pékin. Cette initiative du Tibetan Youth Congress Régional de Dharamsala facile, pas chère et efficace, peut être aisément reprise à l'unisson par les sympathisants en occident.
Source : correspondant Tibet Info Dharamsala

Ajouté le dimanche 8 juillet 2001 par Tibet info.

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Un enfant lama assigné à résidence à Lhassa

Un jeune Tibétain de huit ans, considéré comme la réincarnation d'un grand maître bouddhiste, est assigné à résidence à Lhassa et interdit d'études spirituelles par les autorités chinoises depuis la fuite en exil du Karmapa l'an dernier.
Le jeune Pawo Rinpotché, qui est l'un des derniers grands lamas de la lignée Kagyu à demeurer au Tibet, a été forcé de quitter son monastère de Nyenang (près de Tsurphu, le monastère du Karmapa) l'été dernier, et il vit depuis à Lhassa sous stricte surveillance.
L'enfant lama n'a pas le droit de suivre des études religieuses et n'est pas autorisé à porter son habit de moine bouddhiste. Deux vigiles l'accompagnent jusqu'à son école primaire chaque jour et les visites à sa résidence, où il vit avec sa mère, sont strictement limitées.
Le petit Tsuglag Mawe Dayang était âgé de 15 mois lorsqu'il a été reconnu en 1994 par le Karmapa comme étant la réincarnation de Pawo Rinpotché. L'enfant a été conduit en 1995 au monastère de Nyenang où il a été officiellement intronisé.
A l'époque, les autorités chinoises ont reconnu sa réincarnation, tout comme ils avaient reconnu celle du Karmapa. Le nombre de moines dans les deux monastères de Nyenang et Tsurphu a beaucoup diminué ces derniers temps, en partie en raison d'une campagne "de ré-éducation patriotique", et en partie à cause du manque de maîtres tibétains pour enseigner à un niveau suffisant.
Le Karmapa et Pawo Rinpotché ont entretenu des liens très étroits au cours des siècles de l'histoire de la lignée Kagyu, une des quatre grandes écoles du bouddhisme tibétain.
Selon des sources tibétaines, le sort de Pawo Rinpotché peut être considéré comme des représailles des autorités chinoises qui avaient été humiliées par la fuite en exil du Karmapa en janvier 2000.
Source : TIN, 2 juillet 01

Ajouté le samedi 7 juillet 2001 par Tibet info.

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JO 2008 : non à Pékin (suite)

Non aux J.O. à Pékin en  2008 !
Poursuivant la campagne menée en commun par Reporters sans Frontières, Solidarité Chine et le Comité de Soutien au Peuple Tibétain, 200 affiches grand format reprenant le slogan "Non aux J.O. 2008 à Pékin" et le logo de la campagne (six anneaux olympiques en forme de menottes) ont fait leur apparition sur les murs de la capitale ainsi que dans les couloirs du métro.
De nombreux média, y compris les grands quotidiens nationaux ont reproduit cette affiche, ou vont le faire d'ici au 13 juillet, se faisant ainsi l'écho de la campagne.
Par ailleurs le quotidien Libération du 5 Juillet a publié un plaidoyer fort et émouvant contre l'attribution des Jeux à Pékin, signé d'un rescapé des camps de concentration nazis, Gerhard Lowenthal, du dissident Vladimir Boukovsky, qui a passé neuf ans au Goulag et du démocrate chinois Cai Chongguo.

Ajouté le jeudi 5 juillet 2001 par Tibet info.

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Voie ferrée Golmud-Lhassa démarrée

La construction de la première voie ferrée reliant le Tibet au reste de la Chine a débuté formellement le 29 juin, selon l'agence Chine nouvelle.
L'agence a précisé que des cérémonies d'inauguration avaient été organisées aux deux extrémités de la voie ferrée, Golmud, une ville située dans la province du Qinghai et Lhassa, la capitale de la "Région autonome" du Tibet.
Longue de 1 118 kilomètres, cette voie ferrée, dont la construction est envisagée depuis les années 1950 mais n'avait pas pu être réalisée pour des problèmes techniques, sera la plus longue jamais construite à haute altitude.
Plus de 960 km, soit les 4 cinquièmes du trajet, seront construits à plus de 4 000 mètres d'altitude et la moitié dans des régions gelées la plus grande partie de l'année.
Les mouvements tibétains en exil ont critiqué la construction de cette voie ferrée, estimant qu'elle faciliterait l'arrivée et l'installation des colons chinois au Tibet tout en permettant à la Chine d'exploiter les ressources naturelles du Tibet sans y apporter de contrepartie. La construction de voies ferrées dans les zones peuplées de minorités ethniques a toujours été une des priorités du
régime de Pékin.
Source : AFP 29 juin 01

Ajouté le lundi 2 juillet 2001 par Tibet info.

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La reproduction des textes ci-contre est autorisée et encouragée sous la condition exprès de mentionner : « Source : 36 15 Tibet Info » + les autres sources mentionnées dans chaque article, ainsi que la date. Exemple "Source : 36 15 Tibet Info / AFP, 15 jan 98". Merci de respecter ces différents copyrights.


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